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Saturday, August 5, 2023

L'Afrique du Nord, « terrain d'essai » des technologies de surveillance de l'Union européenne - Middle East Eye

Des technologies de surveillance controversées sont externalisées par l’Union européenne (UE) à des pays d’Afrique du Nord et de la région du Sahel sans la moindre transparence ou régulation, selon deux récents rapports.

Le financement, le matériel et la formation sont transmis à des pays tiers par le biais de programmes d’aide, des pays où des gouvernements autocratiques utilisent cet équipement et ces techniques pour surveiller la population locale.

Hors des frontières de l’Europe, les déplacements des demandeurs d’asile sont contrôlés, puis utilisés pour évaluer leur demande d’asile.

Antonella Napolitano, auteure du rapport pour le groupe de défense des droits de l’homme EuroMed Rights, explique à Middle East Eye que la mise en place de ces projets est opaque et que les droits des civils et la protection de leurs données ne sont pas dûment pris en considération.

« Il n’y a pas assez de garanties dans ces pays. Il n’y a pas de lois sur la protection des données », précise-t-elle. « Je pense que le paradoxe ici est que l’externalisation des frontières signifie plus d’instabilité [dans ces pays]. »

Il est difficile de suivre l’argent du fait du réseau complexe des projets de financement et de la diversité des acteurs qui les mettent en place. 

« Cela permet à des États de mener des opérations sans transparence, sans aucun comptes à rendre ou régulation qui seraient normalement requis de la part de l’UE ou des gouvernements de l’UE », poursuit Antonella Napolitano.

En outre, le déploiement de technologies expérimentales aux frontières de l’Union est en grande partie non régulé.

Si l’Union européenne a fait de la régulation de l’intelligence artificielle (IA) une priorité, sa législation en la matière ne contient pas de clause stricte concernant l’utilisation de ces technologies à des fins de contrôle des frontières.

« Cela crée un système à deux vitesses », conclut Antonella Napolitano. « Les personnes qui circulent hors de l’Union européenne n’ont, par nature, pas les mêmes droits. »

Demandes d’asile

La surveillance des migrants qui circulent en dehors de l’Europe est également à l’œuvre en Europe.

Un rapport de Privacy International  publié au mois de mai conclut que cinq sociétés géolocalisent par GPS les demandeurs d’asile pour le Home Office britannique.

« Cela s’est étendu massivement ces dernières années », indique à MEE Lucie Audibert, chargée des affaires juridiques à Privacy International.

D’autres formes, moins tangibles, de surveillance sont également déployées avec les demandeurs d’asile. « On sait par exemple que le Home Office utilise énormément les réseaux sociaux […] pour évaluer la véracité des déclarations des gens concernant leur demande d’immigration », développe Audibert.

« Cela crée un système à deux vitesses. Les personnes qui circulent hors de l’Union européenne n’ont, par nature, pas les mêmes droits »

- Antonella Napolitano, experte en surveillance

Selon ces rapports, l’équipement de surveillance et la formation des agents sont fournis par l’Union européenne à des pays tiers sous couvert de programmes d’aide au développement. 

Parmi eux figurent le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique (EUTF for Africa) et l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération Internationale.

Ces rapports citent de nombreux cas dans lesquels ces instruments de financement ont servi à aider les services de maintien de l’ordre en Algérie, en Égypte, en Libye et en Tunisie, leur fournissant le matériel et la formation que ces derniers ont ensuite utilisés contre la population locale.

L’EUTF for Africa a alloué 15 millions d’euros de financement à ces pays pour former un groupe de « cyber spécialistes » en surveillance sur internet et en extraction des données depuis les appareils intelligents.

Une enquête de Privacy international sur le rôle du CEPOL, l’agence de formation des forces de l’ordre en Europe, a révélé qu’elle avait fourni une formation en surveillance sur internet à des policiers algériens.  

Cette enquête souligne un lien potentiel entre ces tactiques qui sont contraires aux propres politiques de l’UE sur la désinformation et la vague de désinformation numérique et de censure alimentée par des faux comptes pro-régime dans le sillage des manifestations du hirak en 2019 en Algérie.

Une tendance dangereuse

Pour le journaliste Matthias Monroy, le développement majeur de la surveillance aux frontières est survenu après la « crise migratoire de 2015 » qui a alimenté le développement du complexe industriel de surveillance des frontières.

Avant cela, l’agence des frontières européennes, Frontex, dépendait totalement des États membres pour obtenir son équipement. Mais après 2015, elle a pu acquérir son propre matériel.

« La première chose qu’elle a faite, c’est de publier des appels d’offres pour des avions puis des drones. Et ces appels d’offres sont aux mains d’opérateurs privés », déplore le journaliste à MEE.

Les drones de Frontex sont opérés par la société britannique Airbus. « L’équipage Airbus a détecté le bateau de Crotone », poursuit Monroy, en référence au naufrage au large de Crotone (Italie) en février.

« Mais tout le monde a dit que Frontex avait repéré le bateau. Non, c’était Airbus. Il est très difficile de retracer les responsabilités, donc si la surveillance est transmise aux opérateurs privés, qui est responsable ? »

Près d’une centaine de personnes sont décédées dans le naufrage.

Depuis 2015, avec l’expansion du complexe industriel de surveillance des frontières, sa numérisation et son contrôle se concentrent de plus en plus entre les mains d’acteurs privés.

« Je vois ça comme une tendance et je dirais que c’est très dangereux », estime Matthias Monroy.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

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L'Afrique du Nord, « terrain d'essai » des technologies de surveillance de l'Union européenne - Middle East Eye
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Friday, August 4, 2023

Les Américains possèdent-ils vraiment une «technologie extraterrestre»? - Le Journal de Montréal

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Les Américains possèdent-ils vraiment une «technologie extraterrestre»?  Le Journal de Montréal
Les Américains possèdent-ils vraiment une «technologie extraterrestre»? - Le Journal de Montréal
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L'Afrique du Nord, « terrain d'essai » des technologies de surveillance de l'Union européenne - Middle East Eye

Des technologies de surveillance controversées sont externalisées par l’Union européenne (UE) à des pays d’Afrique du Nord et de la région du Sahel sans la moindre transparence ou régulation, selon deux récents rapports.

Le financement, le matériel et la formation sont transmis à des pays tiers par le biais de programmes d’aide, des pays où des gouvernements autocratiques utilisent cet équipement et ces techniques pour surveiller la population locale.

Hors des frontières de l’Europe, les déplacements des demandeurs d’asile sont contrôlés, puis utilisés pour évaluer leur demande d’asile.

Antonella Napolitano, auteure du rapport pour le groupe de défense des droits de l’homme EuroMed Rights, explique à Middle East Eye que la mise en place de ces projets est opaque et que les droits des civils et la protection de leurs données ne sont pas dûment pris en considération.

« Il n’y a pas assez de garanties dans ces pays. Il n’y a pas de lois sur la protection des données », précise-t-elle. « Je pense que le paradoxe ici est que l’externalisation des frontières signifie plus d’instabilité [dans ces pays]. »

Il est difficile de suivre l’argent du fait du réseau complexe des projets de financement et de la diversité des acteurs qui les mettent en place. 

« Cela permet à des États de mener des opérations sans transparence, sans aucun comptes à rendre ou régulation qui seraient normalement requis de la part de l’UE ou des gouvernements de l’UE », poursuit Antonella Napolitano.

En outre, le déploiement de technologies expérimentales aux frontières de l’Union est en grande partie non régulé.

Si l’Union européenne a fait de la régulation de l’intelligence artificielle (IA) une priorité, sa législation en la matière ne contient pas de clause stricte concernant l’utilisation de ces technologies à des fins de contrôle des frontières.

« Cela crée un système à deux vitesses », conclut Antonella Napolitano. « Les personnes qui circulent hors de l’Union européenne n’ont, par nature, pas les mêmes droits. »

Demandes d’asile

La surveillance des migrants qui circulent en dehors de l’Europe est également à l’œuvre en Europe.

Un rapport de Privacy International  publié au mois de mai conclut que cinq sociétés géolocalisent par GPS les demandeurs d’asile pour le Home Office britannique.

« Cela s’est étendu massivement ces dernières années », indique à MEE Lucie Audibert, chargée des affaires juridiques à Privacy International.

D’autres formes, moins tangibles, de surveillance sont également déployées avec les demandeurs d’asile. « On sait par exemple que le Home Office utilise énormément les réseaux sociaux […] pour évaluer la véracité des déclarations des gens concernant leur demande d’immigration », développe Audibert.

« Cela crée un système à deux vitesses. Les personnes qui circulent hors de l’Union européenne n’ont, par nature, pas les mêmes droits »

- Antonella Napolitano, experte en surveillance

Selon ces rapports, l’équipement de surveillance et la formation des agents sont fournis par l’Union européenne à des pays tiers sous couvert de programmes d’aide au développement. 

Parmi eux figurent le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique (EUTF for Africa) et l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération Internationale.

Ces rapports citent de nombreux cas dans lesquels ces instruments de financement ont servi à aider les services de maintien de l’ordre en Algérie, en Égypte, en Libye et en Tunisie, leur fournissant le matériel et la formation que ces derniers ont ensuite utilisés contre la population locale.

L’EUTF for Africa a alloué 15 millions d’euros de financement à ces pays pour former un groupe de « cyber spécialistes » en surveillance sur internet et en extraction des données depuis les appareils intelligents.

Une enquête de Privacy international sur le rôle du CEPOL, l’agence de formation des forces de l’ordre en Europe, a révélé qu’elle avait fourni une formation en surveillance sur internet à des policiers algériens.  

Cette enquête souligne un lien potentiel entre ces tactiques qui sont contraires aux propres politiques de l’UE sur la désinformation et la vague de désinformation numérique et de censure alimentée par des faux comptes pro-régime dans le sillage des manifestations du hirak en 2019 en Algérie.

Une tendance dangereuse

Pour le journaliste Matthias Monroy, le développement majeur de la surveillance aux frontières est survenu après la « crise migratoire de 2015 » qui a alimenté le développement du complexe industriel de surveillance des frontières.

Avant cela, l’agence des frontières européennes, Frontex, dépendait totalement des États membres pour obtenir son équipement. Mais après 2015, elle a pu acquérir son propre matériel.

« La première chose qu’elle a faite, c’est de publier des appels d’offres pour des avions puis des drones. Et ces appels d’offres sont aux mains d’opérateurs privés », déplore le journaliste à MEE.

Les drones de Frontex sont opérés par la société britannique Airbus. « L’équipage Airbus a détecté le bateau de Crotone », poursuit Monroy, en référence au naufrage au large de Crotone (Italie) en février.

« Mais tout le monde a dit que Frontex avait repéré le bateau. Non, c’était Airbus. Il est très difficile de retracer les responsabilités, donc si la surveillance est transmise aux opérateurs privés, qui est responsable ? »

Près d’une centaine de personnes sont décédées dans le naufrage.

Depuis 2015, avec l’expansion du complexe industriel de surveillance des frontières, sa numérisation et son contrôle se concentrent de plus en plus entre les mains d’acteurs privés.

« Je vois ça comme une tendance et je dirais que c’est très dangereux », estime Matthias Monroy.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

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Thursday, August 3, 2023

L'OTAN débloque un milliard d'euros pour l'innovation technologique - ZDNet France

L’OTAN débloque un milliard d'euros pour l’innovation technologique

Vingt-trois pays de l’Otan, dont l’Allemagne mais non la France, ont mis sur pied un fonds d’investissement. Les Etats deviennent ainsi associés commanditaires du Fonds OTAN pour l'innovation (NIF).

Doté d’un milliard d’euros, ce véhicule de capital-risque a pour mission d’investir directement dans des startups technologiques des 23 pays concernés. Il procédera en outre à des investissements indirects dans des fonds deep tech avec "un impact transatlantique."

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Un milliard d'euros pour la deep tech

Présenté comme le premier fonds de capital-risque multisouverain au monde, le NIF a pour but de soutenir le développement de technologies de pointe. Sa fonction est ainsi "d’exploiter la capacité d’innovation du secteur privé pour résoudre des problèmes de défense et de sécurité critiques."

Sur son site, le NIF précise cibler des "secteurs verticaux à fort impact", parmi lesquels l'intelligence artificielle (IA), la biotechnologie, l'énergie et la propulsion, mais également le quantique, le hardware et les logiciels de pointe.

Les premiers investissements du fonds de l’Otan sont annoncés pour cette année. Des opérations seront officialisées en septembre. Les transactions réalisées par le NIF porteront principalement sur des startups en phase de démarrage, ainsi que des levées allant du pre-seed à la série B.

La suède futur contributeur du NIF

L'équipe de direction du fonds est dirigée par Andrea Traversone en tant qu'associé gérant, avec Kelly Chen, Thorsten Claus, Patrick Schneider-Sikorsky et Chris O'Connor. Sa composition est gage d’expérience et d’expertise selon l’Otan.

Ses membres "apportent plus de six décennies d'expérience collective dans l'innovation technologique, les opérations militaires et le capital-risque", indique l’organisation, très active depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La Suède devrait rejoindre le fonds NIF après son adhésion à l'Otan.

"En tant que membre de l’OTAN, la Suède renforcera l’Alliance, non seulement par sa situation géostratégique et ses capacités militaires, mais aussi par la vitalité de son industrie de défense et de sécurité, qui favorise l’innovation et le développement de technologies de pointe", réagit Pål Jonson, ministre suédois de la Défense.

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Wednesday, August 2, 2023

Innoviz Technologies va développer des échantillons B de la nouvelle plateforme LiDAR pour la prochaine génération de véhicules automatisés BMW - Zonebourse.com

Innoviz Technologies et le groupe BMW étendent leur collaboration en lançant une phase de développement d'échantillons B pour une nouvelle génération de LiDAR. Dans le cadre du nouvel accord de développement, et conformément aux exigences de BMW, Innoviz développera ces échantillons B sur la base de son capteur LiDAR InnovizTwo de deuxième génération. Après quelques années de collaboration sur un programme existant qui comprendra le premier déploiement de la technologie LiDAR hautement automatisée sur la BMW Série 7 plus tard cette année, le BMW Group et Innoviz commencent à se concentrer sur la prochaine génération de la technologie en lançant cette première phase d'échantillons B. Le résultat de cette première phase permettra à BMW de développer une nouvelle génération de capteurs LiDAR.

Le résultat de cette première phase permettra au BMW Group de décider d'un accord de développement en série avec Innoviz qui se concentrera sur l'apport d'une nouvelle gamme de capacités automatisées avancées à un plus grand nombre de véhicules de la gamme BMW. Outre la solution LiDAR pour la série 7, le BMW Group et Innoviz ont entamé cette première phase pour développer un système de manœuvre à risque minimal (MRM) basé sur le LiDAR, qui devrait être le premier du genre à l'avenir. Le système MRM est une plateforme secondaire de décision de conduite qui exploitera les performances avancées, la fiabilité et la résilience du LiDAR InnovizTwo pour gérer les décisions de conduite en temps réel.

Le système MRM fait partie d'une suite logicielle croissante d'Innoviz qui comprendra également son logiciel de perception de nouvelle génération. Avec environ la moitié de ses investissements en recherche et développement concentrés sur le développement de logiciels, Innoviz a fait des progrès rapides dans le déploiement de l'intelligence artificielle (IA) et de l'apprentissage automatique avancé pour accélérer les cycles de développement et de mise à jour de sa suite logicielle et pour étendre ses capacités logicielles de base.

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Tuesday, August 1, 2023

L'OTAN débloque 1 milliard d'euros pour financer des technologies innovantes de défense - Usine Digitale

L'OTAN l'a annoncé le 1er août dans un communiqué, 23 de ses pays membres ont rassemblé un milliard d'euros dans un fonds d'innovation baptisé NIF. Se définissant comme "le premier fonds de capital-risque multi-souverain au monde", ce dernier "investira dans des start-up qui développent des solutions technologiques de pointe, en tirant parti du potentiel d'innovation commerciale pour relever les défis cruciaux en matière de défense et de sécurité."

Les premiers investissements seront annoncés en septembre. Ils interviendront principalement en phase de démarrage des start-ups, de la phase pre-seed aux levées de fonds en série B. Parmi les secteurs visés, l'intelligence artificielle, la biotechnologie, l'informatique quantique, la technologie spatiale, l'énergie, les nouveaux matériaux et procédés de fabrication, et les communications de nouvelle génération.

"Sécurité, liberté et autonomisation de l'homme"

Depuis la guerre en Ukraine, la pandémie de Covid-19 et, plus récemment le boom de l'intelligence artificielle, le soutien à l'innovation technologique par le prisme de la souveraineté est devenu une priorité pour de nombreux pays et continents. Après avoir lancé en début d'année un accélérateur de start-up baptisé DIANA, l'OTAN souhaite avec le NIF investir à la fois dans des technologies qui peuvent apporter des solutions à ces épisodes de crise, mais également placer ses pions et s'assurer un rôle dans la gouvernance des technologies d'avenir. Le tout sans avoir à abandonner le sort de ses citoyens à une poignée de superpuissances privées ou étatiques.

C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles le NIF ne soutiendra pas des géants du numérique mais se concentrera dans un premier temps sur des jeunes start-up. Reste à voir quels critères l'organisation transatlantique se fixera et s'ils seront rendus publics. Investira-t-elle dans le secteur controversé des armes de guerre dopées à l'intelligence artificielle, celles-là même que veut bannir l'actuel secrétaire général de l'ONU ? "L'innovation dans les technologies émergentes et de rupture doit être responsable et guidée par des principes fondamentaux : la sécurité, la liberté et l'autonomisation de l'homme", veut rassurer Andrea Traversone, directeur associé du fonds.

Sans les Etats-Unis, la France et le Canada

À ce stade, 23 des 31 pays membres de l'OTAN participent au projet et ont mis chacun plusieurs millions sur la table. La liste complète est la suivante : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Turquie. La Suède, qui ne fait pas partie de l'OTAN, rajoutera 40 millions d'euros à l'enveloppe globale, d'après le média TechCrunch.

La France, le Canada et les Etats-Unis, pourtant membres notables de l'organisation transatlantique, figurent parmi les absents du NIF. TechCrunch précise toutefois que d'autres sommes seront investies dans le fonds et qu'il devrait être pérennisé à l'avenir. Ce qui signifie peut-être que d'autres pays de l'alliance transatlantique rejoindront le navire dans les prochaines années.

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L'OTAN débloque 1 milliard d'euros pour financer des technologies innovantes de défense - Usine Digitale

L'OTAN l'a annoncé le 1er août dans un communiqué, 23 de ses pays membres ont rassemblé un milliard d'euros dans un fonds d'innovation baptisé NIF. Se définissant comme "le premier fonds de capital-risque multi-souverain au monde", ce dernier "investira dans des start-up qui développent des solutions technologiques de pointe, en tirant parti du potentiel d'innovation commerciale pour relever les défis cruciaux en matière de défense et de sécurité."

Les premiers investissements seront annoncés en septembre. Ils interviendront principalement en phase de démarrage des start-ups, de la phase pre-seed aux levées de fonds en série B. Parmi les secteurs visés, l'intelligence artificielle, la biotechnologie, l'informatique quantique, la technologie spatiale, l'énergie, les nouveaux matériaux et procédés de fabrication, et les communications de nouvelle génération.

"Sécurité, liberté et autonomisation de l'homme"

Depuis la guerre en Ukraine, la pandémie de Covid-19 et, plus récemment le boom de l'intelligence artificielle, le soutien à l'innovation technologique par le prisme de la souveraineté est devenu une priorité pour de nombreux pays et continents. Après avoir lancé en début d'année un accélérateur de start-up baptisé DIANA, l'OTAN souhaite avec le NIF investir à la fois dans des technologies qui peuvent apporter des solutions à ces épisodes de crise, mais également placer ses pions et s'assurer un rôle dans la gouvernance des technologies d'avenir. Le tout sans avoir à abandonner le sort de ses citoyens à une poignée de superpuissances privées ou étatiques.

C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles le NIF ne soutiendra pas des géants du numérique mais se concentrera dans un premier temps sur des jeunes start-up. Reste à voir quels critères l'organisation transatlantique se fixera et s'ils seront rendus publics. Investira-t-elle dans le secteur controversé des armes de guerre dopées à l'intelligence artificielle, celles-là même que veut bannir l'actuel secrétaire général de l'ONU ? "L'innovation dans les technologies émergentes et de rupture doit être responsable et guidée par des principes fondamentaux : la sécurité, la liberté et l'autonomisation de l'homme", veut rassurer Andrea Traversone, directeur associé du fonds.

Sans les Etats-Unis, la France et le Canada

À ce stade, 23 des 31 pays membres de l'OTAN participent au projet et ont mis chacun plusieurs millions sur la table. La liste complète est la suivante : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Turquie. La Suède, qui ne fait pas partie de l'OTAN, rajoutera 40 millions d'euros à l'enveloppe globale, d'après le média TechCrunch.

La France, le Canada et les Etats-Unis, pourtant membres notables de l'organisation transatlantique, figurent parmi les absents du NIF. TechCrunch précise toutefois que d'autres sommes seront investies dans le fonds et qu'il devrait être pérennisé à l'avenir. Ce qui signifie peut-être que d'autres pays de l'alliance transatlantique rejoindront le navire dans les prochaines années.

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À Lannion, Lumibird poursuit sa course en tête des technologies laser - Le Télégramme

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