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Wednesday, October 27, 2021

DBV Technologies chute, le dossier s'embourbe aux Etats-Unis - Zonebourse.com

DBV Technologies chute de plus de 17% à 7,2 euros malgré des résultats semestriels " en amélioration ". A fin septembre, la biotech a réduit sa perte nette à 84 millions de dollars, contre 120,1 millions un an plus tôt grâce au vaste plan de restructuration initiée mi-2020. Mais, le problème est ailleurs : le groupe français éprouve en effet depuis plusieurs années toutes les peines du monde à faire homologuer son patch contre l'allergie à l'arachide.

Dans les années 2010, ce dispositif expérimental devait pourtant révolutionner la lutte contre les allergies (notamment à la cacahouète, un marché d'un milliard de dollars), une perspective qui avait permis au titre d'atteindre les 86 euros mi-octobre 2017.

Sauf que depuis, le groupe de Montrouge accumule les déconvenues aux Etats-Unis à tel point que la commercialisation du patch, prévu initialement en 2019, ne cesse depuis d'être reportée aux calendes grecques.

Et les nouvelles ne sont guère rassurantes. La FDA, qui doute depuis des années de l'efficacité du patch, a demandé le 14 octobre à la biotech de nouvelles données sur la libération de l'absorption des protéines avant de faire part de ses observations supplémentaires sur la conception du protocole de l'essai " STAMP ".

L'agence américaine a promis de fournir prochainement des recommandations sur la meilleure façon de démontrer la comparabilité de l'absorption des protéines du patch modifié avec le patch de référence (cVP).

Or, l'essai STAMP doit durer six mois ne sera donc pas lancé tant que DBV n'aura pas reçu un retour complet de l'Agence.

Concrètement, la commercialisation de Viaskin Peanut aux Etats-Unis reste encore très incertaine.

En Europe, le tableau est (un peu) moins sombre. Selon DBV, l'examen par l'Agence européenne du médicament de la demande d'autorisation de mise sur le marché de Viaskin Peanut progresse conformément aux procédures établies par l'Agence et aux discussions en cours avec cette dernière.

DBV continue de préparer ses réponses et d'évaluer le meilleur moyen de répondre à ses objections, y compris l'objection majeure restante qui remet en question la portée des données, telles que la pertinence clinique et l'effet de taille démontrés par une seule étude clinique pivot.

D'autres échanges avec l'EMA sont prévus. DBV estime que l'EMA pourrait rendre sa décision sur l'autorisation potentielle de mise sur le marché de Viaskin Peanut au deuxième trimestre 2022.

En Bourse, les investisseurs s'attachent à l'espoir que le patch ne finisse pas remplir une partie des promesses de départ. L'enjeu est d'importance, l'existence du groupe n'étant fondé que sur son système de patch.

La comparaison avec l'américain Aimmune Therapeutics est cruelle. La biotech a été achetée à l'été 2020 par Nestlé pour 2,6 milliards de dollars - soit le triple de sa  valorisation boursière de l'époque. Le géant suisse a mis la main sur Palforzia, un traitement concurrent de celui de DBV. Sauf que celui-là a été approuvé par la FDA il y a déjà 20 mois.

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Les métiers et technologies de demain au programme de la DigiWeek, à Nîmes - Les Échos

Publié le 27 oct. 2021 à 18:06

Nîmes va battre au coeur de l'innovation digitale, mi-novembre. La 6e édition de la DigiWeek de Nîmes Métropole se déroule cette année du 17 au 19 novembre, et se destine aussi bien aux entreprises qu'aux organismes de formation, pôles de compétitivité, lycéens, étudiants ou personnes en reconversion.

Cette semaine consacrée au numérique est organisée par Nîmes Métropole et le cluster régional Digital 113, en partenariat avec garDigital , Pôle emploi, l'Université de Nîmes, l'agence de développement économique régionale Ad'Occ, Aqua Valley, la pépinière d'entreprise Bic Innov'up, la CCI du Gard et la Chambre des Métiers et de l'Artisanat Occitanie, le Cnam Occitanie, le FabLab de Nîmes, les écoles Digital Business School et Groupe AEN... La DigiWeek vise à favoriser les échanges et les rencontres entre les acteurs du digital.

Les métiers et technologies de demain à l'honneur

 La DigiWeek 2021 se concentrera sur les métiers et technologies de demain. Dès le mercredi 17 novembre, la DigiWeek Nîmes Métropole débutera sur un panorama des métiers de demain, alors que « la digitalisation croissante de la société entraîne une modification profonde d'un grand nombre de métiers », indiquent les organisateurs. Au programme, digitalisation et évolution des métiers, digitalisation des métiers de pilotage des entreprises, métiers et formation du numérique.

La matinée du jeudi 18 sera dédiée à deux conférences : « les 5 axes pour réussir sur Internet » et « l'IA dans votre entreprise : aujourd'hui c'est impossible ». Un job dating sur les métiers du numérique est prévu le jeudi après-midi. La DigiWeek se terminera sur un rendez-vous éco, vendredi matin sur la thématique « Piratage : cyber-protégez-vous ! » Deux tables rondes sont prévues : « Le piratage : conséquences pour les entreprises », suivie de « Comment lutter contre la cybermalveillance ? ».

Lors de la DigiWeek, un ambassadeur Smaaart ( smartphones et tablettes reconditionnés ), symbole de l'économie circulaire, sera présent, afin d'informer et de sensibiliser sur les process de recyclage. Des bornes de collecte Smaaart seront mises à disposition pour y déposer de vieux téléphones, et faire un geste solidaire et environnemental.

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Lancement de Winkyverse, le premier métavers pour initier les enfants aux technologies du futur - Futura

Mainbot, une start-up française incubée à l'école Polytechnique, a lancé son ICO -- pour Initial coin offering -- une sorte de levée de fonds avec sa propre cryptomonnaie afin de poursuivre le développement de son robot éducatif, « Winky » et de créer un métavers, le Winkyverse, qui initiera les enfants aux technologies du futur à travers tout un écosystème blockchain. 

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[EN VIDÉO] iPhone et réalité augmentée : il recrée l'univers de Matrix dans son salon grâce au Lidar  L'implémentation récente de la technologie Lidar aux iPhone 12 Pro et Pro Max permet de créer des univers en réalité augmentée d'une qualité époustouflante ! © Olivier Goguel 

Métavers par-ci, métavers par-là. C'est simple, on ne parle plus que de ça depuis quelques mois. Une start-up française incubée à Polytechnique, Mainbot, vient d'annoncer la création de son propre métavers, le Winkyverse. Son ambition : créer un univers numérique pour initier les enfants aux technologies encore méconnues comme la blockchain, la cryptomonnaie ou encore les NFT. Le Winkyverse bénéficiera de sa propre cryptomonnaie -- les Winkies -- et utilisera la technologie blockchain de l'ethereum. Seuls les Winkies seront acceptés comme moyen de paiement. Le début d'un véritable écosystème.

Cette cryptomonnaie -- Winkies -- a fait l'objet d'une première émission de jetons le 25 octobre (en anglais ICO pour Initial coin offering). Pour faire simple, c'est une sorte de levée de fonds de cryptomonnaies. Pour accompagner ce départ, Mainbot a dévoilé sa première collection de 12.111 NFT, surnommé les Winkybots. Ces jetons non fongibles ont une importance particulière, car ils pourront être utilisés dans le Winkyverse sous la forme d'avatar et il sera possible de les imprimer directement en 3D. 

Développer des compétences

Mainbot ne sort pas de nulle part. Son robot éducatif, « Winky » est déjà disponible chez plusieurs revendeurs français comme la Fnac, le Bon Marché ou encore Natures et Découvertes. À la base, ce robot est destiné à l'enseignement de la programmation et du code basique pour les enfants de 5 à 12 ans. Le développement de ce métavers vient accélérer le processus éducatif voulu par l'entreprise en combinant un certain nombre d'enjeux technologiques comme la blockchain, les NFT, la réalité augmentée ou encore l'intelligence artificielle. Le Winkyverse souhaite devenir un monde numérique en 3D où les utilisateurs pourront interagir, jouer et surtout apprendre. Les enfants auront aussi l'opportunité de devenir des entrepreneurs numériques en créant et monétisant leurs propres jeux éducatifs. 

Le Winkyverse a pour ambition de devenir le premier métavers dédié à l'Éducation. © The Winkyverse

Deux modules vont permettre de créer le métavers : Winkyplay et Winkymaker. Winkyplay va rassembler des centaines de jeux développés par des éditeurs de jeux vidéo, mais aussi les jeux réalisés par la communauté. Ces jeux visent à développer des compétences comme la mémoire, la logique, la rapidité d'exécution ou encore les réactions. De l'autre côté, Winkymaker souhaite offrir la possibilité aux utilisateurs de concevoir des accessoires ou des styles pour leur avatar-robot. Ces créations pourront être transformées en NFT, puis être vendues directement sur différentes places de marché comme OpenSea ou encore celle de Coinbase. Ce projet extrêmement ambitieux autour du métavers est un challenge excitant. Reste à voir si les promesses deviendront réalités.

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DBV Technologies, plus forte baisse du SRD à la mi-séance du mercredi 27 octobre 2021 - Capital.fr

(AOF) - DBV Technologies (-17,54% à 7,17 euros)

A fin septembre, la biotech a réduit sa perte nette à 84 millions de dollars, contre 120,1 millions un an plus tôt grâce au vaste plan de restructuration initiée mi-2020. Mais, le problème est ailleurs: le groupe français éprouve en effet depuis plusieurs années toutes les peines du monde à faire homologuer son patch contre l'allergie à l'arachide.

© AOF

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Technologies | Facebook papers : qu'est-il reproché au réseau social ? - Bien Public

On se croirait de retour quelques années en arrière quand Julian Assange (Wikileaks) faisait fuiter au compte-goutte des documents sensibles de l'armée américaine sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés mènent la guerre en Irak et en Afghanistan.

Autre lanceur d'alerte et autre sujet, mais même méthode : depuis plusieurs semaines, l'ancienne salariée de Facebook Frances Haugen étrille son ex-entreprise à coups de documents internes fournis à la Securities and Exchange Commission (SEC, organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, NDLR). Le tout relayé dans les médias américains.

Face à cette nouvelle vague de critiques, Facebook se défend en rappelant ses investissements conséquents pour assainir ses plateformes, lutter contre les contenus trompeurs, haineux et problématiques et soutenir le processus démocratique, y compris dans des langues autres que l'anglais.

Que retenir ?

Des célébrités ont eu le droit de contourner les règles de la plateforme

L'un des premiers "enseignements" de ces fuites, c'est que des célébrités et des politiciens ont contourné les règles de la plateforme avec l'aval de Mark Zuckerberg - le PDG de Facebook - ou d'autres cadres haut placés, rapporte The Financial times. Et ce malgré le mécontentement des salariés à qui le PDG demande par ailleurs une "neutralité irréprochable".

Par exemple, Mark Zuckerberg aurait remis une vidéo contenant de fausses déclarations sur l'avortement alors que son retrait avait engendré des plaintes de politiciens républicains. Il aurait également céder au gouvernement vietnamien qui voulait censurer les publications de dissidents antigouvernementaux. Facebook a ainsi supprimé 2200 publications entre juillet et décembre 2020, contre 834 durant les six mois précédents, indique le Washington Post.

Un support du trafic d'êtres humains

Sur Facebook et Instagram, on peut "acheter et vendre" des servantes philippines, rapportent CNN et Associated press. La société a promis de "sévir", mais l'agence de presse américaine estime que le réseau social est confronté à "un problème plus large de trafic d'êtres humains".

Moins de 5 % des discours haineux retirés

Facebook a retiré moins de 5 % des discours haineux proférés sur sa plateforme, rapporte le Washington Post. L'an dernier, Mark Zuckerberg avait déclaré devant le Congrès américain que son entreprise en supprimait 94 %.

Au printemps, c'était les employés de Facebook eux-mêmes qui alertaient sur la faible capacité de Facebook à modérer les contenus anti-vaccins. Ils précisent que la détection automatique de ces contenus est "mauvaise en anglais" et "pratiquement inexistante ailleurs".

Les boutons "J'aime" et "Partager" sont aussi dans le collimateur des détracteurs de Facebook. Ces fonctionnalités ont "permis la désinformation" et "permis aux discours haineux de se développer sur le réseau social", rapporte le New York Times qui précise qu'aucune action pour y remédier n'a été conduite par Facebook.

87 % des ressources contre la désinformation pour les États-Unis

L’entreprise aurait aussi supprimé les "mesures de protection" destinées à empêcher la diffusion de fausses informations électorales après le jour de l’élection américaine et avant l’attaque du Capitole le 6 janvier dernier. Sans compter des efforts insuffisants, selon des experts du groupe, pour stopper la croissance du mouvement complotiste QAnon aux États-Unis.

La situation en Inde a également été pointé du doigt par les Facebook papers. Les discours haineux et les fake news, notamment antimusulmans, prospèrent sur ce marché immense pour la plateforme. Les fuites montrent que Facebook n'est pas efficace pour modérer les contenus dans les principales langues indiennes, soit l'hindi et le bengali, alors qu'il s'agit des quatrième et septième langues les plus parlées dans le monde.

En fait, la plateforme consacrerait 87 % de ses ressources à la lutte contre les fake news aux États-Unis, ce qui laisse peu de place pour le reste du monde...

Facebook n'attire plus les moins de 30 ans

Selon des données de mars, le nombre d’adolescents utilisant Facebook aux États-Unis a diminué de 13 % depuis 2019. Et la chute pourrait attendre 45 % en 2023, selon des projections.

La durée quotidienne passée sur le réseau a également baissé de 5 % chez les moins de 18 ans. D'où la volonté de l'entreprise de créer un Instagram Kids destiné aux 10-12 ans qui fait un tollé.

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DBV Technologies chute, le dossier s'embourbe aux Etats-Unis - Capital.fr

(AOF) - DBV Technologies chute de plus de 17% à 7,2 euros malgré des résultats semestriels " en amélioration ". A fin septembre, la biotech a réduit sa perte nette à 84 millions de dollars, contre 120,1 millions un an plus tôt grâce au vaste plan de restructuration initiée mi-2020. Mais, le problème est ailleurs : le groupe français éprouve en effet depuis plusieurs années toutes les peines du monde à faire homologuer son patch contre l'allergie à l'arachide.

Dans les années 2010, ce dispositif expérimental devait pourtant révolutionner la lutte contre les allergies (notamment à la cacahouète, un marché d'un milliard de dollars), une perspective qui avait permis au titre d'atteindre les 86 euros mi-octobre 2017.

Sauf que depuis, le groupe de Montrouge accumule les déconvenues aux Etats-Unis à tel point que la commercialisation du patch, prévu initialement en 2019, ne cesse depuis d'être reportée aux calendes grecques.

Et les nouvelles ne sont guère rassurantes. La FDA, qui doute depuis des années de l'efficacité du patch, a demandé le 14 octobre à la biotech de nouvelles données sur la libération de l'absorption des protéines avant de faire part de ses observations supplémentaires sur la conception du protocole de l'essai " STAMP ".

L'agence américaine a promis de fournir prochainement des recommandations sur la meilleure façon de démontrer la comparabilité de l'absorption des protéines du patch modifié avec le patch de référence (cVP).

Or, l'essai STAMP doit durer six mois ne sera donc pas lancé tant que DBV n'aura pas reçu un retour complet de l'Agence.

Concrètement, la commercialisation de Viaskin Peanut aux Etats-Unis reste encore très incertaine.

En Europe, le tableau est (un peu) moins sombre. Selon DBV, l'examen par l'Agence européenne du médicament de la demande d'autorisation de mise sur le marché de Viaskin Peanut progresse conformément aux procédures établies par l'Agence et aux discussions en cours avec cette dernière.

DBV continue de préparer ses réponses et d'évaluer le meilleur moyen de répondre à ses objections, y compris l'objection majeure restante qui remet en question la portée des données, telles que la pertinence clinique et l'effet de taille démontrés par une seule étude clinique pivot.

D'autres échanges avec l'EMA sont prévus. DBV estime que l'EMA pourrait rendre sa décision sur l'autorisation potentielle de mise sur le marché de Viaskin Peanut au deuxième trimestre 2022.

En Bourse, les investisseurs s'attachent à l'espoir que le patch ne finisse pas remplir une partie des promesses de départ. L'enjeu est d'importance, l'existence du groupe n'étant fondé que sur son système de patch.

La comparaison avec l'américain Aimmune Therapeutics est cruelle. La biotech a été achetée à l'été 2020 par Nestlé pour 2,6 milliards de dollars - soit le triple de sa valorisation boursière de l'époque. Le géant suisse a mis la main sur Palforzia, un traitement concurrent de celui de DBV. Sauf que celui-là a été approuvé par la FDA il y a déjà 20 mois.

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Technologies | Facebook papers : qu'est-il reproché au réseau social ? - L'Alsace.fr

On se croirait de retour quelques années en arrière quand Julian Assange (Wikileaks) faisait fuiter au compte-goutte des documents sensibles de l'armée américaine sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés mènent la guerre en Irak et en Afghanistan.

Autre lanceur d'alerte et autre sujet, mais même méthode : depuis plusieurs semaines, l'ancienne salariée de Facebook Frances Haugen étrille son ex-entreprise à coups de documents internes fournis à la Securities and Exchange Commission (SEC, organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, NDLR). Le tout relayé dans les médias américains.

Face à cette nouvelle vague de critiques, Facebook se défend en rappelant ses investissements conséquents pour assainir ses plateformes, lutter contre les contenus trompeurs, haineux et problématiques et soutenir le processus démocratique, y compris dans des langues autres que l'anglais.

Que retenir ?

Des célébrités ont eu le droit de contourner les règles de la plateforme

L'un des premiers "enseignements" de ces fuites, c'est que des célébrités et des politiciens ont contourné les règles de la plateforme avec l'aval de Mark Zuckerberg - le PDG de Facebook - ou d'autres cadres haut placés, rapporte The Financial times. Et ce malgré le mécontentement des salariés à qui le PDG demande par ailleurs une "neutralité irréprochable".

Par exemple, Mark Zuckerberg aurait remis une vidéo contenant de fausses déclarations sur l'avortement alors que son retrait avait engendré des plaintes de politiciens républicains. Il aurait également céder au gouvernement vietnamien qui voulait censurer les publications de dissidents antigouvernementaux. Facebook a ainsi supprimé 2200 publications entre juillet et décembre 2020, contre 834 durant les six mois précédents, indique le Washington Post.

Un support du trafic d'êtres humains

Sur Facebook et Instagram, on peut "acheter et vendre" des servantes philippines, rapportent CNN et Associated press. La société a promis de "sévir", mais l'agence de presse américaine estime que le réseau social est confronté à "un problème plus large de trafic d'êtres humains".

Moins de 5 % des discours haineux retirés

Facebook a retiré moins de 5 % des discours haineux proférés sur sa plateforme, rapporte le Washington Post. L'an dernier, Mark Zuckerberg avait déclaré devant le Congrès américain que son entreprise en supprimait 94 %.

Au printemps, c'était les employés de Facebook eux-mêmes qui alertaient sur la faible capacité de Facebook à modérer les contenus anti-vaccins. Ils précisent que la détection automatique de ces contenus est "mauvaise en anglais" et "pratiquement inexistante ailleurs".

Les boutons "J'aime" et "Partager" sont aussi dans le collimateur des détracteurs de Facebook. Ces fonctionnalités ont "permis la désinformation" et "permis aux discours haineux de se développer sur le réseau social", rapporte le New York Times qui précise qu'aucune action pour y remédier n'a été conduite par Facebook.

87 % des ressources contre la désinformation pour les États-Unis

L’entreprise aurait aussi supprimé les "mesures de protection" destinées à empêcher la diffusion de fausses informations électorales après le jour de l’élection américaine et avant l’attaque du Capitole le 6 janvier dernier. Sans compter des efforts insuffisants, selon des experts du groupe, pour stopper la croissance du mouvement complotiste QAnon aux États-Unis.

La situation en Inde a également été pointé du doigt par les Facebook papers. Les discours haineux et les fake news, notamment antimusulmans, prospèrent sur ce marché immense pour la plateforme. Les fuites montrent que Facebook n'est pas efficace pour modérer les contenus dans les principales langues indiennes, soit l'hindi et le bengali, alors qu'il s'agit des quatrième et septième langues les plus parlées dans le monde.

En fait, la plateforme consacrerait 87 % de ses ressources à la lutte contre les fake news aux États-Unis, ce qui laisse peu de place pour le reste du monde...

Facebook n'attire plus les moins de 30 ans

Selon des données de mars, le nombre d’adolescents utilisant Facebook aux États-Unis a diminué de 13 % depuis 2019. Et la chute pourrait attendre 45 % en 2023, selon des projections.

La durée quotidienne passée sur le réseau a également baissé de 5 % chez les moins de 18 ans. D'où la volonté de l'entreprise de créer un Instagram Kids destiné aux 10-12 ans qui fait un tollé.

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