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Tuesday, April 19, 2022

Un château restauré grâce aux technologies 3D - 3Dnatives

Capitolare Suite Tower

En Italie, la fabrication additive a plusieurs fois été utilisée pour décorer des espaces. Et les projets se multiplient. Tout comme la ville de Lucca, qui imprime en 3D des bancs à partir de plastique, ou de Riso Paradiso, un bar à glace sicilien décoré grâce à la technologie, Porto Venere a fait appel à la fabrication additive pour restaurer et remettre au goût du jour une tour datant de 1161. Baptisé Capitolare, cet édifice a vocation à accueillir des touristes du monde entier et à offrir une vue magistrale sur la mer Ligure. Grâce à l’impression 3D grand format, la Capitolare Suite Tower intègre différents meubles imprimés en 3D et constitue aujourd’hui un savant mélange entre tradition et innovation.

Désormais restaurée, la Capitolare Suite Tower aura des usages différents selon les saisons. En été, la tour fera office d’hôtel de luxe, proposant terrasse privée et services haut de gamme, comme des excursions en bateau. Et en hiver, les associations culturelles pourront s’y retrouver pour échanger, débattre et réaliser des ateliers. Andrea Borlenghi, l’entrepreneur de 29 ans à l’origine de la rénovation, se félicite du projet : « Nous sommes prêts à faire les débuts de ce bijou architectural. Nous voulons raconter la puissance de ce symbole médiéval, sauvé de la décadence et relancé. La restaurer a été un plaisir. C’est dans ma nature. Je me retrouve beaucoup dans la phrase de Sergio Marchionne : « Je suis un réparateur, c’est la seule chose que je sais faire. » »

Crédits photo : Capitolare

Des meubles imprimés en 3D

Pour  pouvoir imprimer en 3D les meubles présents dans la Capitolare Suite Tower, les équipes en charge du projet ont eu recours aux solutions offertes par Caracol, une entreprise spécialisée dans l’impression 3D qui a développé un système permettant de produire des composants de grande taille aux géométries complexes. Dans une volonté de rappeler le cadre environnemental de l’édifice, les meubles sont dotés d’une forme rappelant la mer et sont de couleur cyan, elle aussi faisant référence à la mer Ligure.

Afin de se montrer respectueux de l’environnement, les équipes ont utilisé du plastique recyclé pour fabriquer le mobilier. Plus précisément, les meubles sont constitués de polypropylène recyclé renforcé à 30 % de fibre de verre. Pour ce qui est des décorations présentes dans les salles de bain, elles ont elle été conçues à partir de mortiers naturels provenant de fragments de coquillages. Dans les années futures, les équipes ont pour projet de renouveler tous les 5 ans les meubles, en recyclant les précédents. De cette manière, elles souhaitent promouvoir l’économie circulaire et démontrer que les nouvelles technologies peuvent changer nos méthodes de fabrication.

Crédits photo : Capitolare

Que pensez-vous de la restauration de la Capitolare Suite Tower ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Crédits photo de couverture : Capitolare

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Corteva Agriscience ouvre son premier Centre de Technologies d'Application des Traitements de Semences en Europe - Wikiagri

Un site français qui contribue à fournir des innovations semencières aux agriculteurs européens

 

AUSSONNE, France, le 12 avril 2022 - Corteva Agriscience a ouvert un nouveau Centre de Technologies d’Application de Traitements des semences (CSAT) dans le sud-ouest de la France, dans le but d'aider les agriculteurs européens à donner un bon départ à leurs cultures et à obtenir une récolte réussie.

 

Le Centre d'Aussonne est le premier pour Corteva en Europe et le troisième dans le monde. Le CSAT se concentre sur le développement des services, avec un fort investissement scientifique pour de nouvelles solutions de traitements des semences, afin d’aider les agriculteurs à relever les défis d'un secteur agricole en mutation. Les traitements de semences peuvent protéger les jeunes plants contre les nuisibles et les maladies, renforçant ainsi la vigueur au départ des cultures semées, ce qui améliore considérablement la productivité.

 

Le CSAT intègre à la fois les fonctions de laboratoire, centre de test et usine de traitement des semences, avec des processus rigoureux en place pour la découverte, la formulation et les tests en conditions réelles des technologies d’application des traitements de semences. Ces processus permettent aux traitements de semences de protéger et d'être performants pour résoudre les problèmes agricoles, offrant ainsi de la valeur aux producteurs.

 

En conséquence, davantage d'agriculteurs peuvent bénéficier d'innovations en traitements de semences, avec des garanties au niveau de la précision de la dose d'application, l'amélioration des performances sur le terrain et l'augmentation de la productivité des agriculteurs, ainsi que l'amélioration de la durabilité conformément à l'engagement de développement durable de Corteva Agriscience.

 

Le CSAT travaille également avec des partenaires commerciaux pour fournir des services et des tests permettant d'améliorer la qualité des traitements de semences.

 

Igor Teslenko, Président de Corteva Agriscience Europe, a déclaré : « L'ouverture du premier CSAT en Europe est une bonne nouvelle pour l'innovation et aidera à fournir aux agriculteurs les outils dont ils ont besoin pour une production alimentaire plus durable. »

 

« Étant donné que les technologies d’application des traitements de semences impliquent le traitement des semences ciblé plutôt que l'application de solutions de protection des cultures sur le terrain, elles peuvent contribuer à réduire l'empreinte environnementale de l'agriculture. »

 

"Nous croyons en une approche collaborative - c'est pourquoi nous donnons accès à nos partenaires à nos services de formulation et de test. Ainsi nous aidons les agriculteurs à obtenir les meilleurs produits possibles du marché.”

 

« Corteva Agriscience a investi près de 6 millions d'euros dans ce projet dans le cadre des efforts visant à renforcer notre offre de semences. Nous sommes une entreprise focalisée sur ceux qui produisent et ceux qui consomment, et le CSAT aide les agriculteurs à accroître leur productivité, tout en répondant à la demande des consommateurs pour une agriculture plus durable. »

 

Corteva Agriscience propose également en Europe un ensemble de solutions Seed Applied Technology (SAT), qui impliquent le traitement de la semence, notamment Lumiposa™ et Lumivia™ pour le traitement insecticide des semences, Lumisena™ et Lumiflex™ pour le traitement fongicide des semences, et Lumidapt™, un nouveau type de traitement pour la croissance et l’alimentation des cultures.

 

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Monday, April 18, 2022

Pouilly-lès-Feurs. Un garage automobile au service des nouvelles technologies - Le Progrès

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Gabarret : les technologies nouvelles expliquées aux lycéens - Sud Ouest

Aubert Cruchon, directeur de l...

Aubert Cruchon, directeur de l’établissement, a présenté Nicolas Babin aux 40 lycéens de la classe de seconde Système numérique : « Il est l’un des plus importants influenceurs français sur l’intelligence artificielle et l’innovation technologique. Il a été nommé directeur général Europe de la robotique chez Sony, puis il a pris la direction européenne de Sony Entertainment Europe. Depuis, il est créateur et développeur de 24 entreprises. Il est sollicité par de grandes marques comme Amazon, IBM, Google, ASP… »

« Augmenter l’humain »

Nicolas Babin a illustré ses propos avec de nombreuses vidéos. Chez Sony, il a lancé Aibo, le chien qui parle et qu’il a présenté aux élèves. C’est le premier robot doté d’intelligence artificielle. Nicolas Babin a fait une démonstration du chien qui danse, joue et obéit instantanément aux ordres reçus.

Le conférencier a abordé aussi la blockchain, le metaverse, le Big Data, la 5G, en précisant l’importance des robots. Il a pris l’exemple de l’agriculture, avec un robot autonome capable de détruire au laser toutes les mauvaises herbes : « Une agriculture qui favorise la protection de la planète… » Après avoir présenté les robots de la vie quotidienne, notamment au domicile, il a présenté les possibilités en médecine et en chirurgie : « Ces robots sont là pour augmenter l’humain. Les exosquelettes concernent la rééducation neuromotrice, mais peuvent aussi apporter un supplément à des patients souffrant de déficiences motrices. »

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La technologie Led, un moyen efficace pour réduire ses consommations d’énergie - L'Indépendant

Réduire sa facture d’électricité grâce aux nouvelles technologies comme la Led, c’est possible. Alexandre Soulier dirigeant fondateur de la société audoise Meodex témoigne.
 

"La Led (light emitting diodes ou diodes électroluminescentes, NDLR) est une technologie innovante à intégrer dans les nouveaux investissements techniques nécessitant de l’éclairage. Un éclairage Led présente plusieurs avantages par rapport à un éclairage dit conventionnel, explique Alexandre Soulier dirigeant-fondateur de Meodex, une société dédiée à l’industrie du led basée au Parc Méditerranéen de l’Innovation (PMI) de Narbonne. Cette technologie d'éclairage est 6 fois moins consommatrice d’énergie. Elle est aussi moins coûteuse au niveau de la maintenance. La durée de vie d’une Led est 4 à 5 fois supérieure à une technologie conventionnelle".

A lire aussi : L’efficience énergétique peut aider les entreprises à maîtriser le coût de l’énergie

L’activité de Meodex (bureau d’études, prototypage, production en série) consiste à aider les concepteurs et fabricants d’appareils émettant de la lumière à relever le défi de l’intégration de la technologie Led. "Nous travaillons ''sur-mesure'' pour de nombreux secteurs d'activité comme l’aéronautique, la médecine, l’horticulture..., confie le dirigeant. Nous réalisons actuellement le prototypage d’un projet qui verra le jour d’ici 2025, preuve en est que cette technologie, que nous développons depuis plus d’une dizaine d’années, répond particulièrement aux projets de rénovation".
Forte d’une dizaine de collaborateurs, Meodex se développe autant sur le territoire national qu’à l’international (80 pays : Europe, États-Unis, Canada, Maghreb, Asie…).

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Saturday, April 16, 2022

Nouvelles technologies - Des mini-fusées françaises pour les nano-satellites - Radio France Internationale

Publié le :

Le secteur mondial du spatial peine actuellement à répondre aux demandes de lancements des nano-satellites à usages commerciaux. Afin de pouvoir les acheminer le plus rapidement possible en orbite basse terrestre, une jeune pousse française a décidé de développer des micro-lanceurs et des moteurs de fusées imprimés en 3D.

Transporter jusqu’à 100 kg de nano-satellites à 600 km d’altitude à l’aide d’un petit lanceur de 17 m de haut est le défi technologique que s’est lancé la jeune pousse française Venture Orbital Systems en 2019. Le siège de la société est à Poitiers et ses usines de montages sont installées dans la région de Reims. L’objectif de l’entreprise est de répondre à l’importante production d’appareils orbitaux pas plus gros qu’une boîte à chaussure.

Actuellement, ces microsatellites restent à quai pendant des mois, avant de pouvoir embarquer à bord de charters coûteux, dans des lanceurs gigantesques, complètement inadaptés à leurs tailles. Avec des « moteur-fusée » entièrement imprimés en 3D métal, le mini-lanceur Zéphyr permettra, dès 2024, de réduire les coûts et les délais de l’acheminement en orbite basse terrestre de ces nano-satellites, nous précise Stanislas Maximin, PDG et co-fondateur de Venture Orbital Systems.

Un premier envoi sur orbite « programmé fin 2024 »

« Pour répondre à la demande croissante des envois de nano-satellitesm nous avons développé le mini-lanceur Zéphyr qui est adapté à leurs petites tailles », explique Stanislas Maximin. « Avec cette fusée, nous serons en capacité de réaliser plus 50 lancements par an. Nos mini-lanceurs sont des fusées qui sont à la fois très simples et très complexes. Tous les lanceurs, petits ou grands, sont constitués principalement par ce que l’on nomme un moteur-fusée. Cette pièce centrale va permettre d’accélérer des gaz, en l’occurrence pour le Zéphyr, ils proviennent des réservoirs d’oxygène liquide et de kérosène liquéfié également. Des gaz qui passeront par le moteur à des vitesses très élevées et à de très fortes températures afin de créer la poussée permettant à la fusée de s’arracher du sol. »

Puis il ajoute : « La configuration d’une fusée est toujours la même, on peut la résumer ainsi : un moteur surmontant deux gros réservoirs. Mais comme vous opérez à des vitesses assez extraordinaires et dans des environnements extrêmes qui sont ceux de l’espace, l’engin est bardé d’électronique pour éviter notamment les pannes du moteur et assurer son vol en automatique. C’est là où se situe toute la difficulté pour concevoir un lanceur efficace », détaille Stanislas Maximin. « Nos développements technologiques ont permis de réduire amplement la complexité d’un moteur-fusée, qui est habituellement constitué de milliers de pièces. Nous l’imprimons en 3D métal en seulement 3 composants à assembler. Cette méthode nous permet de réduire considérablement les coûts de sa fabrication et donc les délais de lancements. Le premier envoi orbital est programmé fin 2024, mais nous allons mener d’ici là toute une batterie de tests et des essais au sol sur le mini-lanceur Zéphyr pour valider tous les composants de la fusée », affirme le PDG.

Pour de nouveaux services de communication et la collecte de données

Avec le lancement de milliers de nano-satellites à usages commerciaux, les entreprises pourront accéder à une abondance de données provenant de l’espace. Ces mini-satellites à tout faire permettront de créer de nouveaux services de communication de type internet, de concevoir des applications innovantes de collecte et de traitement des informations récupérées.

La production en série de mini-lanceurs adaptés aux nano-satellites assurera le déploiement rapidement des constellations orbitales des systèmes GPS, afin que nos smartphones profitent pleinement d’une géolocalisation sans faille.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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Comment la technologie rebat-elle les cartes de la compétition mondiale ? - Portail de l'Intelligence Economique

L'égalisation des rapports de force par la technologie 

L'arme atomique permet au faible de tutoyer le puissant. Parce qu'elle donne un potentiel de destruction démesuré à ses détenteurs, ces derniers se voient placés sur un même piédestal. Dans ce nouveau schéma, exposé par le général Pierre Gallois, père de la dissuasion nucléaire française, dans son ouvrage Stratégie de l'âge nucléaire (1960), la taille ne compte pas autant que l’arme employée. Si le 20ᵉ siècle fut celui de l'égalisation par l'atome, les nouvelles technologies pourraient se voir jouer un rôle semblable dans la sphère économique et scientifique, mais aussi militaire au 21ᵉ.

Elles induisent en effet une nouveauté fondamentale dans l'évaluation des rapports de force. Elles brouillent les hiérarchies en donnant l'avantage non plus au volume des moyens engagés, mais au degré d'innovation. Si le poids des budgets dédiés à la recherche est déterminant dans l’accouchement des nouveautés technologiques, il serait profondément réducteur de ne pas prendre en compte des facteurs plus subtils et non quantifiables, qui relèvent de la psychologie humaine : créativité, sens de l’initiative, esprit de compétition. Aussi constate-t-on que si le budget en recherche et développement d'Israël s’élève à 13,5 milliards de dollars, soit moins d’un dixième de celui des États-Unis, cela n’empêche pas l’État hébreux d’être à la pointe des technologies civiles comme militaires dans de nombreux domaines : sécurité, santé, fintechs pour ne citer qu’eux. Il faut mentionner également Taïwan, qui parvient à s’attribuer une place géopolitique importante en dépit de son poids économique et démographique limité. Cela est rendu possible grâce à sa maîtrise de la conception des semi-conducteurs, fruit d’une stratégie d’investissement et de recherches ciblés. Dans ces cas comme dans bien d’autres, la question de l’innovation permet de compenser des faiblesses qui seraient autrement lourdement incapacitantes pour peser dans le jeu mondial.

Il est à noter que cette observation s'inscrit dans une continuité historique, au sens où le progrès technique a toujours généré un avantage décisif pour les acteurs qui se l'approprient. Les techniques de navigation avancée ont ainsi permis aux Pays-Bas de s'accaparer le commerce mondiale au 17ᵉ siècle, et de se forger un Empire en totale démesure avec la taille et le poids démographique de la métropole. Les exemples pourraient se multiplier. L'irruption des nouvelles technologies modernes crée donc un bouleversement qui diffère par son degré plutôt que par sa nature. Toujours est-il que des innovations comme l'intelligence artificielle ont le potentiel d'impacter si profondément tous les attributs traditionnels de la puissance (économique, militaire, politique) que tout retard pris dans ce domaine pourrait s'avérer irrattrapable. 

Des technologies-clefs en matière de puissance au 21ᵉ siècle

Dans ce contexte, on comprend aisément que les rapports de force internationaux tendent à se structurer, de plus en plus, autour de la maîtrise de certaines technologies et procédés. 

Citons d’abord la miniaturisation, symbole paradoxal d’un monde contemporain où la puissance dépend de la capacité à produire de l’infiniment petit. Enclenchée par l’apparition du circuit-intégré, la course à la miniaturisation fut consacrée au 20ᵉ siècle, qui a vu se succéder des innovations tels que le transistor (1947), le micro-ordinateur (1973) ou encore le compact-disque (1982). Ce mouvement est porté à son paroxysme avec les puces électroniques d’aujourd’hui, dont les plus petites ne mesurent plus guère que quelques nanomètres. Pourquoi une telle frénésie dans la quête du microscopique ? Là n’est pas qu’une question de commodité : l’enjeu est de faciliter la portabilité, mais aussi de diminuer les prix et la consommation de matières premières et d’énergie. Les applications sont multiples et stratégiques, allant de la téléphonie aux réacteurs nucléaires. L’intérêt est vital pour les industries, comme en témoigne les tensions autour de la question de Taïwan, pays producteur majeur de semi-conducteurs, composants indispensables à la miniaturisation…

Ensuite, la technologie quantique, permise d’ailleurs par la miniaturisation, sera probablement le cœur de la compétition mondiale des décennies qui s’ouvrent. Appliquée à la sphère informatique, elle accroît de façon exponentielle la puissance de calcul des ordinateurs. Les possibilités qui se dessinent sont immenses : en permettant la résolution de problèmes mathématiques éminemment complexes en une fraction de seconde, l’ordinateur quantique est appelé à révolutionner tous les domaines, que ce soit en matière de recherche ou d’industrie. Une étude de 2021 sur le sujet estime que le quantique pourrait représenter un marché de 300 à 700 milliards de dollars dans les quatre domaines clefs que sont la finance, l’automobile, la chimie et l’industrie médicale. Force est de constater qu’un véritable affrontement prend déjà forme sous nos yeux et qu’un choc bipolaire s’annonce pour l’hégémonie sur le quantique : en témoignent les investissements massifs de la Chine et des États-Unis.

Enfin, l’intelligence artificielle, qui devrait immanquablement être transformée de fond en comble par l’avancée du quantique, porte en elle des changements radicaux. Cet ensemble de technologies, qui vise à reproduire les capacités cognitives de l’homme, est le principal moteur de ce que certains qualifient de quatrième révolution industrielle, et constitue l’un des principaux leviers de croissance économique et de progrès scientifique à moyen terme. La principale révolution qu’elle amène réside dans l’utilisation d’algorithmes auto-apprenants, qui se réforment et s’améliorent sans cesse et de façon autonome au fur et à mesure qu’ils traitent de nouvelles données. Les cas d’usage sont nombreux et déjà largement exploités par nombre d’entreprises. Ici encore, on assiste à une course au développement de l’intelligence artificielle, enjeu de puissance majeur de notre siècle.

Ces trois éléments, reliés les uns aux autres, ne sont que des exemples, incontournables il est vrai, de technologies appelées à devenir le centre de gravité d’une compétition mondiale déjà largement engagée. Leurs champs d’application colossaux ne manqueront pas de bouleverser nos sociétés mais aussi les liens de domination à l’échelle globale. Dans ce contexte où l’innovation est le nerf de la guerre, il convient de renouveler ses grilles de lecture et d’adopter un nouveau paradigme permettant de visualiser les rapports de force à l’aune de ces nouvelles technologies.

Alexandre Jeandat pour le Club Data Intelligence de l’AEGE

Pour aller plus loin :

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À Lannion, Lumibird poursuit sa course en tête des technologies laser - Le Télégramme

À Lannion, Lumibird est un fleuron industriel et technologique . Fondée en 2018, dans la foulée du regroupement de Keopsys et Quantel, l’en...