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Friday, December 23, 2022

Dbv technologies : L'essai clinique sur le patch anti-allergies de DBV va pouvoir reprendre aux Etats-Unis - BFM Bourse

(BFM Bourse) - La Food and Drug Administration, qui avait adressé une lettre de suspension clinique à la société de biotechnologies, a décidé de mettre fin à cet arrêt temporaire. DBV va ainsi reprendre son étude clinique évaluant son patch Viaskin Peanut contre l’allergie aux arachides.

La situation se débloque pour DBV Technologies. La société de biotechnologies avait été contrainte, fin septembre, de mettre en pause son essai VITESSE (pour "Viaskin Peanut Immunotherapy Trial to Evaluate Safety, Simplicity and Efficacy") après avoir reçu une lettre de suspension clinique partielle de la FDA (Food and Drug Administration), l’autorité sanitaire américaine.

Cet essai clinique de phase III – la dernière étape avant une potentielle commercialisation – évalue le patch Viaskin Peanut de la société de biotechnologies pour traiter les allergies aux arachides chez les enfants âgés de quatre à sept ans. VITESSE doit permettre au groupe de soumettre une demande de licence biologique (BLA) aux Etats-Unis pour ce produit phare.

La FDA avait mis un coup d’arrêt à cet essai clinique fin septembre, donc, demandant alors d’apporter des changements dans le protocole de l’essai clinique, notamment sur l’analyse statistique de l’adhésion et la durée du port quotidien du patch de DBV Technologies.

Ce vendredi, le groupe français a annoncé que la FDA avait levé sa suspension clinique partielle sur VITESSE permettant ainsi la reprise de l’essai clinique.

Etude de sécurité complémentaire

"En levant la suspension clinique partielle, la FDA a confirmé que DBV a répondu de manière satisfaisante à l’ensemble des points remontés dans la lettre de suspension clinique de la FDA", a indiqué la société.

Le groupe a ainsi apporté dans son protocole plusieurs modifications pour satisfaire les exigences de l’autorité sanitaire américaine. La société a par exemple actualisé la notice d’utilisation de son patch pour les soignants, ce manuel indiquant désormais que le patch doit être porté pendant une durée aussi proche que possible de 24 heures avec une durée minimale quotidienne de 20h. Le groupe va également inclure un test statistique d’adhésion du patch dans son plan d’analyse statistiques de VITESSE.

Autre ajout: DBV va mener une étude de sécurité distincte sur 275 patients supplémentaires. "Les données de sécurité supplémentaires générées par cette étude de six mois viendront compléter les données de sécurité générées par l'essai VITESSE, ce qui donnera une base de données de sécurité comprenant environ 600 enfants âgés de 4 à 7 ans traités avec Viaskin Peanut", a expliqué la société.

Des résultats attendus en 2025

Le groupe estime que cette étude supplémentaire sur la sécurité d’emploi de Viaskin Peanut ne devrait pas avoir d’impact sur sa prévision de trésorerie. Ce parce que le groupe avait déjà intégré dans ses projections la possibilité d’une étude de sécurité supplémentaire. "La société réaffirme que la trésorerie disponible est suffisante pour financer ses opérations jusqu'à ce que les résultats de VITESSE soient connus", a-t-elle assuré.

En termes de calendrier, DBV Technologies s’attend désormais à débuter la sélection des patients au premier trimestre 2023, avec la sélection du dernier patient au premier semestre 2024. Les premiers résultats de l’étude VITESSE sont attendus au premier semestre 2025.

A la Bourse de Paris, la levée de la suspension de la FDA propulse l’action DBV Technologies qui bondit de 18% vers 9h50.

Julien Marion - ©2022 BFM Bourse

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Thursday, December 22, 2022

Technologies d’affichage, télés, moniteurs : les 6 innovations immanquables de 2022 - Clubic

TV écrans © Shutterstock

Après deux années de forte croissance, le secteur des technologies d’affichage poursuit son bonhomme de chemin, toujours porté par l’innovation. Les moniteurs comme les téléviseurs en ont largement profité en 2022, l’occasion pour nous de revenir sur les innovations les plus marquantes de l’année et de se tenir prêt pour 2023 !

Depuis 2020, les confinements successifs liés à la pandémie de Covid-19 ont dopé les ventes de téléviseurs en majeure partie, mais également de moniteurs. Le divertissement à domicile a pris une ampleur nouvelle, chose que l’on peut également constater grâce à la croissance des plateformes de streaming et de vidéos à la demande. Cette croissance a sans doute permis aux fabricants de redoubler d’efforts pour se positionner sur ces marchés très concurrentiels. En réalité, on constate même une certaine effervescence avec une offre toujours plus large et complète pour répondre à la demande.

Pour ceux qui n’auraient pas tout suivi en 2022, voici notre récapitulatif des innovations les plus marquantes et des progrès réalisés ces douze derniers mois en matière de technologies d’affichage.

1 . QD-OLED : un virage technologique pour l’OLED

Comme ce sera sans aucun doute le cas pour 2023, les principales innovations de l’année nous ont été présentées lors du Consumer Electronics Show, la grande messe électronique qui a lieu chaque année à Las Vegas. Samsung est parvenu à y rassembler la foule en présentant la nouvelle technologie qui va animer le marché du téléviseur et du moniteur pour 2022 : le QD-OLED.

Après avoir longtemps boudé l’OLED en s’opposant à LG Display, Samsung Display est finalement revenu pour ce face à face avec son concurrent national. Le QD-OLED n’est en effet pas une nouvelle technologie à proprement parlé, il s’agit en réalité d’une alternative aux dalles W-OLED produites depuis des années par LG Display. L’objectif est bien entendu d’améliorer l’existant, ici en combinant les qualités de l’OLED avec celles des Quantum Dots en utilisant une source autoémissive de lumière bleue (plutôt que blanche) qui traverse ensuite un convertisseur à points quantiques, éliminant par conséquent le recours aux filtres de couleurs.

Sony A95K © Sony
Après l'annonce de la production de dalles QD-OLED par Samsung Display, Sony a été le premier à embrayer en lançant son Bravia XR-A95K © Sony

Les résultats, attendus et observés, sont alléchants et prometteurs pour l’avenir. Le QD-OLED parvient à réduire les faiblesses de la technologie OLED en affichant une pic lumineux plus important et un volume de couleurs encore plus large, même dans les hautes lumières, débouchant ainsi sur une image plus détaillée, idéale pour visionner des contenus HDR.

Autre fait intéressant : le QD-OLED n’a pas tardé à passer du téléviseur au moniteur. Les premiers moniteurs QD-OLED ont effectivement été lancés dans la foulée, chez Alienware d’abord, avec son AW3423DW, puis avec le Samsung Odyssey S34G85SB, mais aussi chez Philips au sein de sa nouvelle gamme Evnia.

Retrouvez ci-dessous nos différents tests et dossiers sur le QD-OLED :

2 . LG OLED EX : quoi de neuf ?

LG Display avait anticipé le coup avec le développement du QD-OLED par son principal concurrent. Le constructeur, qui fournissait alors en dalle OLED bon nombre de fabricants, n’a pas tardé à annoncer une importante évolution de sa technologie W-OLED avec pour nom de code OLED EX (Evolution & eXperience).

L’évolution est aussi bien matérielle que logicielle. Cette technologie consiste d’une part à modifier la composition du matériau organique et de l’autre à confier la gestion de l’énergie à un nouvel algorithme. Nous avons d’ailleurs appris il y a peu que LG Display ne produit désormais plus que des dalles faisant appel à cette technologie OLED EX.

OLED EX
© LG Display

Pour résumer brièvement cette évolution, rappelons qu’il s’agit pour LG Display de remplacer l’hydrogène par son isotope naturel, le deutérium (hydrogène lourd) pour constituer la diode organique. Concernant l’algorithme, celui-ci est prédictif et basé sur le machine learning. Son rôle est de gérer avec plus de précision les courants appliqués aux diodes organiques. Cumulées, ces deux technologies font la promesse d’augmenter l’efficacité énergétique des téléviseurs OLED qui auront ainsi une meilleure durée de vie et pourront afficher un pic lumineux plus important. Il faut toutefois préciser que la promesse d’un pic lumineux plus élevé est surtout valable sur les grandes diagonales, de plus de 55 pouces. La densité de pixel est trop élevée sur les modèles inférieurs (42 et 48 pouces) pour que ces nouvelles dalles estampillées OLED EX viennent vraiment accroitre l’intensité lumineuse.

Retrouvez ci-dessous nos différents tests et comparatifs de téléviseurs OLED :

3. Le Mini-LED passe la seconde

Apparu sur le marché avec le TCL X10, le Mini-LED s’est rapidement propagé à l’ensemble du marché en 2021 avec des références chez LG avec ses téléviseurs QNED et Samsung avec les Neo QLED, mais aussi chez Hisense, Philips et d’autres encore.

En 2022, le Mini-LED a encore franchi un cap, d’abord en se diffusant sur le segment des moniteurs, notamment des écrans dédiés au jeu vidéo comme le Samsung Odyssey Neo G9, ou aux créateurs, mais aussi avec des gammes encore élargies chez les différents fabricants, avec des modèles toujours plus performants. Les téléviseurs et les écrans Mini-LED que nous avons eu l’occasion de tester cette année le prouve : des améliorations sont déjà visibles un an après le lancement massif de cette nouvelle génération de rétroéclairage pour affichage LCD.

MiniLED © Shutterstock x Clubic.com x Asus x Samsung


Les évolutions sont importantes, si bien qu’elles permettent aux écrans LED de venir concurrencer l’OLED sur le haut de gamme. On pense notamment à des zones de gradation locale (local dimming) toujours plus importantes, à l’élimination ou la réduction drastique du phénomène de blooming, à des niveaux de luminosité bien plus élevés, au fourmillement de détails dans les hautes comme dans les basses lumières, et au final à une image bien plus dynamique que par le passé avec les téléviseurs FALD et Direct LED.

Retrouvez ci-dessous nos tests, dossiers et comparatifs concernant le Mini-LED :

4. Des écrans de jeu incurvables à l’envi chez LG et Corsair

Les salons en cours d’année ont eux aussi le droit à leur lot d’innovations avec des présentations de produits parfois surprenantes. Ce fut justement le cas lors de l’IFA de Berlin et de la Gamescom qui a eu lieu à Cologne, en Allemagne.

Corsair a eu la primeur pour présenter son Xeneon Flex, avant que LG ne dégaine quelques jours plus tard avec son OLED Flex. Les deux fabricants s’appuient sur les dernières avancées en matière d’écrans flexibles, choses rendues possibles grâce à la technologie OLED. En substance, les deux moniteurs proposent peu ou prou la même nouveauté : passer d’un écran plat à un écran incurvé grâce à une simple pression sur un bouton. Plusieurs degrés d’incurvation sont proposés, avec un rayon de courbure très prononcé pouvant aller jusqu’à 800R pour le Corsair Xeneon Flex et 900R pour le LG OLED Flex.

LG OLED Flex © LG
© LG


Bien sûr, une autre différence réside entre ces deux produits : le modèle de LG est un hybride entre téléviseur et moniteur, avec sa diagonale de 42 pouces, son format 16 :9 et son processeur Alpha 9 de 5e génération qui équipe d’autres téléviseurs haut de gamme du fabricant. Corsair mise quant à lui sur le gaming avec une définition de 3 440 x 1 440 pixels pour un format 21 :9, le tout avec un taux de rafraichissement de 240 Hz, là où le LG OLED Flex présente une définition 4K à 120 Hz.

En somme, deux modèles très impressionnants dont le prix de vente le sera tout autant. Le LG OLED Flex (dont le nom commercial est LG 42LX3) est pour le moment commercialisé aux États-Unis contre 3 000 $, tandis que le Corsair Xeneon Flex devrait arriver avant fin 2022 avec un prix de
2 399,99 euros
, rien que ça.

5. Des moniteurs toujours plus performants

Le jeu vidéo est un large vecteur d’innovation et forcément, les performances sont toujours au premier plan lorsqu’il s’agit de gaming. Ces deux dernières années ont été particulièrement riches pour le secteur des écrans gaming avec de nouveaux arrivants sur le marché, mais aussi des références qui s’affichent avec des fiches techniques toujours plus impressionnantes.
L’offre devrait être plus large que jamais en 2023 avec de grands noms qui ont rejoint la danse. On pense à Sony bien sûr et le lancement de sa gamme InZone, à Corsair avec sa série Xeneon, mais aussi à HyperX et ses écrans Armada, à NZXT et ses moniteurs Canvas, ou encore à Philips qui vient de lancer sa nouvelle gamme Evnia.

Alienware m17 R5 © Alienware
Un écran de 480 Hz en option sur l'Alienware m17 R15 © Alienware


Les fabricants nous proposent des écrans au temps de réponse toujours plus bas, aux taux de rafraichissement toujours plus élevés, et avec un panel de fonctionnalités qui continue de s’élargir d’année en année. La qualité d’image est également un point important, les dernières innovations dans ce sens n’ont d’ailleurs pas tardé à s’étendre au marché des moniteurs, on pense évidemment aux technologies QD-OLED et Mini-LED. Du côté des performances, on retiendra surtout l’annonce de moniteurs dont on se demande encore si un taux rafraichissement aussi haut a quelque chose de réellement utile, comme c’est le cas avec le laptop Alienware m17 R5 dont l’une des variantes propose un taux de rafraichissement de 480 Hz pour une définition Full HD.

Nous avons vu passer un bon nombre de moniteurs en test ces derniers mois sur Clubic. Nous avons notamment pu constater que certaines évolutions portent leur fruit, notamment avec l’IPS Black de LG Display que nous avons pu voir s’illustrer sur le Dell UltraSharp U2723QE, ou encore la dernière génération de dalles Fast-IPS que l’on retrouve notamment sur le Corsair Xeneon 32QHD165.

Retrouvez ci-dessous nos dossiers et tests de moniteurs les plus marquants de 2022 :

6. Micro-LED : où en est-on ?

Accessibles au grand public depuis l’an passé, les téléviseurs MicroLED ont encore de nombreux obstacles devant eux avant de réellement se démocratiser. Première pierre d’achoppement, et non des moindres : le prix ! Il faut encore aujourd’hui compter près de 1 000 € le pouce pour s’offrir un téléviseur MicroLED, l’addition est donc salée pour un écran de 100 pouces, voire même de 90 ou 80 pouces.

Samsung - MicroLED_2 © Samsung
© Samsung


Enfin et surtout, Samsung a encore quelques préoccupations à propos de ses dalles MicroLED. Le fabricant rencontrerait en effet plusieurs problèmes de production pour les dalles qu’il destine au grand public. Rappelons que Samsung a choisi d’utiliser la technologie LTPS (Low Temperature PolySilicon) plutôt que des PCB pour produire ses dalles grand public, dans le but logique de réduire les couts de production. Le passage à cette technologie serait bien plus compliqué que prévu et Samsung essuierait de nombreux revers en raison des défauts de fabrication de ces dalles. Au final, il y a peu de chance que le MicroLED se fasse une réelle place sur le marché dans un futur proche, les plans du fabricant étant encore retardés.

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«La manière dont la technologie façonne nos imaginaires mérite plus d'attention que la figure d'Elon Musk» - Le Figaro

ENTRETIEN - En se focalisant sur le rachat de Twitter par Elon Musk, une partie de l'opinion publique passe à côté du vrai sujet, à savoir la façon dont les réseaux sociaux transforment notre rapport au monde, analyse Charleyne Biondi, auteur de «Dé-coder, une contre-histoire du numérique».

Charleyne Biondi est docteure en théorie politique, en double diplôme à Columbia (New York) et à Cevipof-Sciences Po. Ses recherches doctorales portent sur l'histoire politique de la technologie numérique et les régimes de vérité qui ont accompagné son développement, de la cybernétique des années 1950 au capitalisme de surveillance de Google. Elle vient de publier Dé-coder, une contre-histoire du numérique (éd. Bouquins, 2022).


LE FIGARO. - Derrière la gestion histrionique de Musk, faut-il voir une crise plus large de Twitter ?

Charleyne BIONDI. - La gestion histrionique dont vous parlez n'est pas spécifique à Twitter. Elon Musk a appliqué au réseau social des techniques de management qu'il avait déjà employées dans ses autres entreprises, notamment Tesla et SpaceX. En 2018, alors que la Tesla Model 3 avait des problèmes de production, Musk avait aussi procédé à des renvois massifs, effrayé employés et investisseurs en tenant publiquement des propos alarmistes sur la santé financière de son entreprise, et encouragé ses équipes à travailler le plus possible, passant lui-même des nuits entières à son bureau, dormant sur un matelas installé dans une salle de conférences, enchaînant les semaines de 120h… Il avait même défrayé la chronique avec ses tweets (déjà !!) annonçant qu'il comptait racheter et dé-lister Tesla—ce qui n'a évidemment jamais eu lieu. Replacés dans le contexte de «l'histoire managériale» de Musk, les récents événements concernant son rachat de Twitter semblent donc moins spécifiques au réseau social qu'à l'entrepreneur lui-même.

Cependant, je ne suis pas convaincue que la figure de Musk mérite qu'on s'y attarde tant que cela. Certes, sa personnalité et ses prises de position très tranchées donnent à la saga du rachat de Twitter un caractère particulièrement «flamboyant» ; mais dans le fond, ces pratiques ou techniques managériales dont on s'inquiète tant - les licenciements, la culture d'entreprise «extrême» ou «hardcore» mise en place au nom de la rentabilité, et la multiplication de «tests» sans lendemain (comme l'annonce d'une souscription payante sur le réseau social) - n'ont rien d'extraordinaire dans le contexte économique états-unien, où les marchés, y compris celui de l'emploi, sont dérégulés, et où le culte de la libre entreprise s'accommode naturellement d'entrepreneurs tout-puissants qu'il convient de «laisser-faire».

Pour l'Europe, contrôler les pratiques des Gafam et les effets de nouvelles technologies étrangères représente un enjeu géopolitique : il s'agit de ne pas se retrouver assujettis à ces nouvelles puissances.

Charleyne Biondi

La situation de Twitter n'illustre donc pas tant une «crise» qu'un phénomène bien connu : celui des irréductibles tensions, au cœur de toute démocratie de marché, entre les ambitions de sa sphère économique et ses institutions politiques.

A-t-on affaire à une redéfinition de la liberté d'expression dans nos démocraties occidentales ou cette querelle est-elle d'une autre nature ?

D'abord, la liberté d'expression «absolue» que Musk avait prônée au moment du rachat de Twitter n'a pas eu lieu. On a cru à un moment donné que Musk allait appliquer à Twitter une version extrême, non censurée, de la liberté d'expression à l'américaine, ce que semblait confirmer le retour en grâce de Donald Trump sur la plateforme. Or, une liberté d'expression non-modérée sur un réseau social peut raisonnablement faire craindre une multiplication de propos haineux, racistes, et des fausses informations - c'est d'ailleurs exactement ce qui s'est produit sur Twitter depuis son rachat. Pourtant, Musk n'a pas supprimé les équipes de modération de contenu chez Twitter, et il est d'ailleurs revenu sur la radicalité de sa position initiale... Pour autant, l'inquiétude demeure, car on craint que Musk ait racheté Twitter pour servir les intérêts politiques de la droite (voire de l'extrême droite) américaine.

La liberté d'expression « absolue » que Musk avait prônée au moment du rachat de Twitter n'a pas eu lieu.

Charleyne Biondi

En Europe, Twitter ne pourra pas se soustraire aux normes du Digital Services Act (DSA) : sous la législation Européenne, la fermeture injustifiée de comptes de journalistes (comme cela s'est produit le mois dernier) aurait été sévèrement sanctionnée. Des garde-fous sont donc possibles, mais ceux-ci sont souvent incomplets. Or, l'absence de régulation donne en effet au propriétaire du réseau social la possibilité de transformer Twitter en une arme de propagande s'il le souhaite. Encore une fois, la personnalité de Musk et ses déclarations provocantes en font le point de mire de toutes les critiques, mais en réalité, le même problème est vrai pour tous les réseaux sociaux, y compris Facebook / Meta. La saine formation de l'opinion publique, qui est pourtant l'un des piliers de la démocratie, dépend de la bonne volonté d'acteurs privés et d'algorithmes que l'on peine à superviser.

Tout cela me conduit à penser que l'enjeu n'est pas la régulation de la liberté d'expression, puisque même un Elon Musk reconnaît la nécessité d'encadrer le «free speech» et de modérer les contenus. Encore une fois, je crois que le rachat de Twitter par Elon Musk et tout ce qui s'ensuit illustre surtout les limites d'une certaine politique économique. Pour le dire autrement, la reconnaissance du pouvoir d'influence des réseaux sociaux sur l'opinion publique conduit la logique néolibérale à un point de basculement : c'est un rappel (un de plus) que la démocratie ne peut survivre que si l'État régule son marché.

Pensez-vous que la France et les institutions européennes aient davantage conscience de la nécessité de réguler les réseaux sociaux et les nouvelles technologies ?

Pour l'Europe, contrôler les pratiques des Gafam et les effets de nouvelles technologies étrangères représente un enjeu géopolitique : il s'agit de ne pas se retrouver assujettis à ces nouvelles puissances. Les capacités de collecte et de traitement des données des grandes entreprises du numérique constituent un moyen d'influence inédit. L'opinion publique est aujourd'hui à la merci d'algorithmes, et c'est pour éviter de devenir la «colonie numérique» d'une industrie étrangère que l'Union Européenne a mise en place des cadres réglementaires pour encadrer la gestion des données personnelles et des contenus. Ces lois, qui n'existent nulle part ailleurs, traduisent clairement une volonté politique de créer une alternative aux modèles sino-américains et de défendre une tech éthique. Malheureusement, les résultats de ces initiatives resteront ténus tant que les grandes entreprises de l'industrie numérique seront étrangères.

La reconnaissance du pouvoir d'influence des réseaux sociaux sur l'opinion publique conduit la logique néolibérale à un point de basculement.

Charleyne Biondi

Il faut cependant bien garder à l'esprit que si les enjeux liés aux données sont en effet inédits, ce n'est en revanche pas la première fois que des acteurs industriels jouent un rôle essentiel sur le plan géopolitique. Avant la tech, les industries aérospatiales ou minières ont-elles aussi incarné des enjeux politiques pour et entre les États, et cristallisés des tensions essentielles sur la scène internationale. C'est important de le rappeler, pour éviter de tomber dans les discours un peu trop sensationnalistes quant au «pouvoir» des géants technologiques.

Selon vous, il faut réussir à arracher la technologie aux analyses en termes de pouvoir et essayer de comprendre le mouvement de fond qu'elle imprime sur nos imaginaires : c'est-à-dire ?

Prenons l'exemple de Twitter : en faisant du réseau social l'arme d'Elon Musk, ou le véhicule des intérêts politiques de l'extrême droite américaine, on reformule, on réactualise un débat aussi vieux que le capitalisme, qui consiste à mettre en garde les institutions politiques contre les puissances rivales du marché. Le «pouvoir» des grands industriels, les dérives de leurs pratiques, les abus sociaux et environnementaux, la connivence entre les intérêts économiques des uns et les partis politiques des autres : rien de tout cela n'est propre à notre époque. L'industrie numérique n'offre de ce point de vue qu'une nouvelle itération d'enjeux de pouvoirs et de luttes d'influence qui lui préexistent.

Or, c'est ma conviction qu'il se joue quelque chose de spécifique à l'ère numérique ; que ces technologies omniprésentes et essentielles à tous les aspects de nos existences transforment la société en profondeur, pas seulement en redéfinissant les vieux rapports de force qui la structurent, mais bien plus fondamentalement, en modelant «de l'intérieur» notre rapport au monde. L'objet de mes recherches, c'est de faire apparaître les effets du numérique sur le social indépendamment de toutes ses instrumentalisations «de surface» par tel acteur industriel ou tel État.

Il y a bien un lien entre la transformation numérique et la « crise de sens » ou « crise de confiance » que traversent les grandes démocraties occidentales.

Charleyne Biondi

D'une certaine manière, arrimer la technologie au «pouvoir» des uns ou des autres nous aveugle à ce qu'elle est et ce qu'elle produit, nous empêche de l'analyser. Or, il me semble essentiel et urgent, à l'heure où le numérique s'impose comme le principe organisateur du monde, de développer une pensée critique de la technologie numérique elle-même, et pas simplement de son industrie.

En quoi est-ce que ce nouvel écosystème bouleverse-t-il le modèle de démocratie libérale, hérité des Lumières ?

Le numérique est devenu un enjeu stratégique pour la souveraineté des États : d'un point de vue de la défense nationale, c'est à la fois une nouvelle arme et un nouvel espace de conflits ; d'un point de vue administratif, c'est à la fois une nouvelle infrastructure stratégique et un nouvel outil de gestion des politiques publiques et des populations ; et comme on l'a vu, c'est aussi un nouvel enjeu de politique économique. En conséquence, la nécessité d'une action publique d'envergure (pour réguler l'industrie, pour développer des technologies stratégiques souveraines, etc.) s'impose de plus en plus comme une évidence. Pour autant, reconnaître que la technologie est désormais un «objet politique», ce n'est pas la même chose que d'affirmer que la technologie «menace» la démocratie. C'est même tout le contraire : en tant qu'objet politique, c'est-à-dire, en tant que «sujet» de telle ou telle autre politique publique, la technologie est parfaitement inoffensive. On n'est pas menacés par ce qu'on peut réguler.

Pourtant, et c'est le point de départ de mon ouvrage, il y a bien un lien entre la transformation numérique et la «crise de sens» ou «crise de confiance» que traversent les grandes démocraties occidentales. Contrairement aux poncifs bien connus, ce lien ne se limite pas aux problèmes de désinformation sur les réseaux sociaux, il est beaucoup plus profond. La science informatique a fait émerger un nouveau paradigme, une nouvelle grille de compréhension du monde que nous adoptons presque sans nous en rendre compte à chaque fois que nous utilisons un outil numérique. Or, cette nouvelle façon de voir le monde, cette nouvelle «rationalité numérique» qui infuse l'imaginaire contemporain créé un décalage de plus en plus grand entre les aspirations de notre société numérisée et l'ordre politique qui la gouverne. Le risque, c'est de croire que nos institutions et les grands principes qui les sous-tendent seraient «immunisés» contre la transformation numérique, qu'elles pourraient rester exactement les mêmes, tandis que toute la société, toutes les pratiques, toutes les habitudes individuelles et collectives sont radicalement bouleversées par ailleurs. L'enjeu politique du numérique, ce n'est donc pas tant de réguler son industrie, que d'oser interroger la légitimité d'institutions appartenant au passé.

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Israël Va Allouer 150 Millions De Shekels Au Développement De Nouveaux Domaines Technologiques - I24NEWS - i24NEWS en Français

Les consortiums travailleront sur la photonique intégrée, les métamatériaux et les métasurfaces, et l'élevage de mouches soldates noires

L'Autorité israélienne de l'innovation (IAA) a annoncé qu'elle allait affecter 150 millions de shekels (43 millions de dollars) en 2023 pour la création de nouveaux consortiums destinés à soutenir le développement de technologies dans trois domaines : la photonique intégrée, les métamatériaux et les métasurfaces, et l'élevage de mouches soldates noires.

Un groupe d'entreprises industrielles et d'institutions de recherche développeront conjointement ces technologies en utilisant les fonds alloués pour fonctionner au cours des trois prochaines années. "Le financement fourni à ces trois consortiums fait partie de la stratégie de l'Autorité de l'innovation visant à encourager les efforts à haut risque au sein de l'industrie technologique israélienne, tout en développant de nouvelles capacités de base qui permettront la pénétration de nouveaux marchés révolutionnaires, aussi bien par les startups que les grandes entreprises", a déclaré Aviv Zeevi, vice-président de l'infrastructure technologique.

Le premier consortium, financé avec un budget d'environ 40 millions de shekels, se concentrera sur la lumière photonique intégrée plutôt que sur le courant électronique en tant qu'outil de traitement de données, de puces et de systèmes de communication et d'interception. Le groupe travaillera sur une plateforme de solutions photoniques sur silicium utilisées pour la construction d'ordinateurs quantiques, que les entreprises de conception de puces pourront utiliser. La photonique sur silicium suscite une demande de plus en plus forte par les startups, car à la différence de la technologie des conducteurs électriques, la technologie optique peut traiter et transférer des données beaucoup plus rapidement tout en économisant de l'énergie. 

Selon les données de MarketAndMarket, en 2021, le marché de la photonique sur silicium a atteint 1,1 milliard de dollars, tiré par une forte demande de composants photoniques sur silicium. La valeur marchande de la photonique sur silicium devrait atteindre 4,6 milliards de dollars d'ici 2027. Pour ce consortium, quatre entreprises ont été choisies – Elop, Cielo, Quantum Source et New Photonics – pour travailler aux côtés des chercheurs en silicium du Technion de Haïfa, de l'Université Bar-Ilan de Tel Aviv et de l'Université hébraïque de Jérusalem.

Le deuxième consortium, qui obtient un financement de 55 millions de shekels, travaillera sur l'avancement de la technologie des métamatériaux et des métasurfaces, qui est basée sur une "combinaison intelligente de nano- ou microstructures, pour créer des matériaux électromagnétiques artificiels avec des propriétés d'ingénierie spécifiées, permettant la manipulation de l'onde électromagnétique qui traverse le matériau.

"Le passage de l'onde électromagnétique à travers un milieu métamatériel modifie le front d'onde de manière calculée et permet une reconception très efficace des champs et du flux d'énergie, pour fabriquer des miroirs non conventionnels, des lentilles minces, des antennes réglables, des absorbeurs grand angle et autres ", a indiqué l'Autorité de l'innovation. "Le consortium des métamatériaux et des métasurfaces cherche à faire progresser ces technologies au sein des universités et de l'industrie israéliennes, afin de permettre la conception et l'intégration de ces composants dans divers systèmes tels que les communications et l'optique."

Parmi les huit entreprises impliquées dans le consortium figurent Elbit Systems, Ceragon et SatixFy Communications, qui seront soutenues par 10 groupes de recherche universitaires du Technion, de l'Université hébraïque, de l'Institut Weizmann, de l'Université de Tel Aviv, de l'Université Ariel, de l'Université Bar-Ilan et Université Ben Gourion.

Le troisième consortium, pour lequel 28 millions de shekels ont été budgétés, se concentrera sur les technologies entourant les mouches soldats noires (Hermetia illucens) pour leur développement en tant qu'élément essentiel de l'industrie agricole car elles peuvent décomposer les déchets organiques et être utilisées comme aliments pour animaux peu coûteux et riches en protéines. Leurs larves, qui se développent dans les déchets, peuvent transformer diverses formes de déchets organiques en produits de qualité (protéines, huiles, fumier, etc.).

Les entreprises technologiques choisies pour le consortium, qui comprennent des entreprises de recyclage des déchets et de génétique ainsi que des startups qui développent des aliments pour le bétail, seront liées à des groupes de recherche universitaires de l'Institut Volcani, de Migal, de l'Université de Haïfa, de l'Université de Tel Aviv et de l'Université hébraïque. , pour développer les infrastructures informatiques nécessaires à la viabilité commerciale de l'utilisation des mouches soldats noires et au développement de produits.

"Aujourd'hui, les produits de la mouche soldat noire sont approuvés pour être utilisés uniquement pour l'alimentation du bétail, mais il est presque certain qu'à l'avenir, leur utilisation sera étendue aux humains pour la production d'aliments, de cosmétiques et de médicaments", a déclaré l'IAA dans un communiqué.

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Wednesday, December 21, 2022

Nouvelles technologies : le recours aux intelligences artificielles du monde de la parfumerie - franceinfo

Publié

Immigration : bientôt une carte de séjour spéciale pour les professionnels de santé ?
Article rédigé par
C. Tixier, F. Blevis, F. Daireaux, Y. Moine A. Canestraro - France 3

France Télévisions

Essentiel de Noël, le parfum a connu plusieurs révolutions avec l’arrivée du numérique. Des intelligences artificielles peuvent guider les parfumeurs et les clients dans leurs choix.

Sous le sapin, le parfum figure parmi les habitués, voire le cadeau idéal. La parfumerie s’appuie sur un nouvel allié pour toujours mieux répondre aux attentes : l’intelligence artificielle. Une révolution que l’on retrouve chez le numéro un mondial du secteur. Un algorithme va proposer des combinaisons pour créer une prochaine fragrance à base de fleurs. "L’outil peut me proposer, par exemple, des ingrédients qui sont autour, olfactivement, de l’odeur du pétalia", prend pour exemple, Marion Costero, parfumeur.

Une machine qui recense plus de mille ingrédients, puis pèse les matières et les mélange. En quelques minutes, un échantillon est prêt. Une machine dont se servent également les élèves de l’École de parfumerie de la firme. L’intelligence artificielle est également entrée dans un magasin parisien. Pour chercher un nouveau parfum, un algorithme pose quelques questions, puis fait ses recommandations. Trouver un parfum qui correspond aux attentes devient alors presque un jeu d’enfant. Un algorithme sans cesse modifié pour suivre l’évolution du marché.

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Nouvelles technologies : le recours aux intelligences artificielles du monde de la parfumerie - franceinfo
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Nouveaux avions, technologies, carburants… Comment Safran prépare sa décarbonation - Europe 1

Malgré la hausse des prix de l’énergie, et les difficultés d'approvisionnement pour certains matériaux, Safran garde le cap. Le groupe industriel français, spécialisé dans la confection de moteurs d’avions, veut atteindre une décarbonation totale d'ici à 2050. "La priorité stratégique numéro 1. Et c’est tout à fait possible", a rappelé son patron Olivier Andriès ce mercredi sur Europe 1. Un objectif qui devra passer par "trois phases".

La première étape se joue dès maintenant et devra être complétée d’ici à "2030 ou 2035" selon Olivier Andriès. "Il s’agit du renouvellement des flottes avec des avions de nouvelles générations qui ont été lancés dans les années 2010 et mis en service en 2015. En l’occurrence l’A320 Neo d’Airbus et le 737 Max de Boeing". Un nouveau matériel apte à recevoir les derniers moteurs développés par Safran qui offrent une économie de carburant estimée à 15%. Ces avions vont donc permettre de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre d’ici à la fin de la décennie. 

Safran compte ensuite s’appuyer sur les nouvelles technologies pour atteindre ses objectifs. "Nous pensons qu’il est réaliste de mettre sur le marché un avion de nouvelle génération avec un moteur de nouvelle génération qui peut apporter 30% d’économie de carburant en plus des 15% que j’évoquais précédemment", assure Olivier Andriès. Un moteur "révolutionnaire" qui doit être disponible d'ici à 2035.

Les biocarburants, une solution idoine mais...

Enfin, le PDG de Safran estime primordial de mettre l’accent sur les carburants durables. Mais pour l’heure, l’industriel se heurte à une difficulté majeure qui entrave l'exploitation pleine et totale de ces biocarburants. "On n'a pas de problème technique pour les faire fonctionner avec nos moteurs d’aujourd’hui, mais on n'a pas les capacités de production. Car ça n’a pas été, jusqu’à présent, la priorité des grands groupes producteurs de carburant”, estime-t-il. Selon lui, les moteurs développés par Safran peuvent fonctionner "jusqu’à 50%" avec des biocarburants. Or, dans la pratique, les compagnies aériennes du monde entier ne les utilisent qu’en infime quantité. "De l’ordre de 0,01%", assure le PDG de Safran. 

Par conséquent, ces carburants durables ont un coût non négligeable pour les motoristes. D’où la nécessité de créer une "filière des carburants durables", selon Olivier Andriès. En revanche, le patron de Safran écarte l’hypothèse de l’hydrogène, "une solution séduisante", reconnaît-il, mais imparfaite. "Dans l'aéronautique, l'hydrogène doit être liquide. Or, même à l'état liquide, l'hydrogène prend quatre fois plus de volume que le kérosène. Donc ce n'est pas une solution pertinente pour les avions long-courriers qui représentent 50% des émissions de gaz carbonique dans le monde".

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Raytheon Technologies allume son démonstrateur de moteur hybride-électrique dédié à l'aviation régionale - Le Journal de l'Aviation

Raytheon Technologies a annoncé qu'il avait procédé à l'allumage de son premier démonstrateur de technologie hybride-électrique destiné à l'aviation régionale. Il a eu lieu au centre d'innovation de Pratt & Whitney à Longueuil, au Québec.

Le système intègre un moteur électrique d'une puissance d'un mégawatt développé par Collins Aerospace et un moteur à combustion de Pratt & Whitney adapté au fonctionnement hybride-électrique.

Cette configuration doit permettre une meilleure performance du moteur lors de toutes les phases de vol, réduisant la consommation de carburant et les émissions de CO2 de 30 % par rapport à un biturbopropulseur actuel.

Les démonstrations en vol, qui doivent débuter en 2024, seront réalisées sur un Dash 8-100 de De Havilland Canada, qui sera modifié par le Cert Center Canada (3C).

« 3C a réuni une équipe québécoise de confiance, comprenant Chrono Aviation, WAAS Aerospace et Elisen & associés, pour intégrer le groupe propulseur hybride-électrique, le système de batterie et le harnais électrique haute tension dans son Dash 8 de recherche. Je suis convaincu que la vaste expérience de 3C en matière d'essais en vol et sa relation historique avec Transports Canada viendront compléter l'équipe exceptionnelle de Raytheon Technologies pour faire la démonstration en toute sécurité de cette importante avancée technologique », a commenté John Maris, président de 3C et pilote d'essai en chef du projet.

(Photo © Raytheon Technologies)

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À Lannion, Lumibird poursuit sa course en tête des technologies laser - Le Télégramme

À Lannion, Lumibird est un fleuron industriel et technologique . Fondée en 2018, dans la foulée du regroupement de Keopsys et Quantel, l’en...