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Sunday, September 18, 2022

Dracula Technologies : des cellules photovoltaïques organiques pour remplacer les piles - France Culture

Si les smartphones sont aujourd’hui les objets connectés les plus vendus, la croissance exponentielle de l’internet des objets (IdO en français connu également sous l’acronyme anglais IoT ) n’en finit plus d’envahir notre quotidien : dans nos maisons et bâtiments, nos véhicules, nos villes et nos usines. Ce peut être une caméra, un thermostat, un bracelet, une télécommande ou encore un ensemble de capteurs actionneurs sur une chaîne de production industrielle.

Alors que l’on comptait environ 1 milliard de ces appareils dans le monde en 2010, ils seront entre 30 et 50 milliards en 2025 et pourront atteindre jusqu’à 100 milliards dès 2030. Le nombre d’appareils connectés augmente de manière exponentielle, accroissant par-là l’empreinte environnementale du secteur numérique.

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Selon l’Ademe, tous ces équipements pourraient devenir la seconde source de pollutions numériques dans le monde, après le réseau internet et les data-centers.

Concernant leur utilisation, tous ces objets connectés consomment de l’énergie. Pris de manière unitaire cela ne représente en moyenne qu’1,5 à 2 W par appareil mais rapporté à leur nombre toujours grandissant cela pourrait peser considérablement sur notre facture énergétique. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, les objets connectés ont atteint en 2015 une consommation électrique supérieure à celles du Canada et de la Finlande réunis.

Étudiant le phénomène, elle met en garde contre la consommation excessive des objets connectés et notamment ceux qui ne sont pas nécessaires au fonctionnement des réseaux mais qui sont connectés à eux, dans l’attente d’un "signal".

Car ces objets ne consomment pas seulement lorsqu’ils sont actifs mais aussi lorsqu’ils sont en veille. L’AIE estime même que 80 % de la consommation énergétique des objets connectés sert à maintenir leur connectivité au réseau.

Les constructeurs ont été appelés à améliorer leurs performances énergétiques dès leur conception. Quand certaines écoles d’ingénieurs demandent à leurs étudiants d’y réfléchir à deux fois avant de concevoir de tels objets.

Car selon l’AIE, le nombre de cette catégorie d’objets connectés explose particulièrement utilisés dans la domotique, la gestion urbaine et dans les transports. En effet, les contrôles des bâtiments commerciaux et les compteurs intelligents représentent au total plus de 56 % des objets connectés et plus de 12,1 TWh sur les 27,7 TWh consommés par les objets connectés de l’IdO. Le paradoxe est qu’ils sont utilisés le plus souvent pour réduire ou rationaliser la dépense énergétique.

Innovation "frugale"

Créée en 2012 à Valence, la jeune pousse Dracula Technologies développe un panneau photovoltaïque de 3e génération. Avec la collaboration d’une autre entreprise de la région, Genesink qui met au point des encres organiques conductrices, elle a élaboré un module qui permet de transformer la lumière en énergie. Protégée par une dizaine de brevets, sa technologie appelée "Layer" (Light as your energetic response) vise à équiper tous les objets connectés qui nécessitent des micro-puissances afin de les rendre autonomes et permettre ainsi de remplacer les piles.

Thermostats, capteurs de présence, détecteurs, télécommandes, ces objets sont aujourd’hui partout.

Brice Cruchon, fondateur de Dracula Technologies
Brice Cruchon, fondateur de Dracula Technologies
© Radio France - Annabelle Grelier

Les modules photovoltaïques organiques qui ne comportent donc ni silicium, ni terres rares peuvent produire de l’énergie grâce à la lumière, du soleil ou artificielle et ce dès 5 lux soit une quasi obscurité.

Brice Cruchon, le fondateur de Dracula Technologies, décrit son entreprise comme un ovni dans le monde de l’innovation. "Nous ne sommes ni affiliés au CNRS, ni au CEA et avons autofinancé notre recherche et développement grâce des contrats de collaboration pour être propriétaire de notre technologie".

7 longues années pour mettre au point et commercialiser ces modules qui aujourd’hui rencontrent une demande mondiale. Des clients aux États-Unis, au Japon et en France bien sûr, l’entreprise produit 100 000 unités par an, ce qui est encore peu au regard du potentiel de ce nouveau marché appelé "récolte d’énergie" ou "energy harvesting" en anglais.

Et si la culture du secret entoure ces secteurs de recherche, c’est bien parce que le marché est immense et que très peu d’entreprises détiennent aujourd’hui une solution durable et efficace. Les concurrents se comptent sur les doigts d’une main nous raconte Brice Cruchon. Deux entreprises françaises, une polonaise, une suédoise et une brésilienne font office de pionnières sur ce marché mondial très disputé.

1 gramme de matière par mètre carré

Pour se démarquer, Dracula technologies a tout misé sur une solution écoresponsable à base uniquement de matériaux organiques et facilement recyclables assure son fondateur.

L’entreprise a d’ailleurs initié cet été la procédure d’entreprise à mission. "Pour être tout à fait cohérente et faciliter le recrutement" insiste-t-il. Alors qu’elle compte une trentaine de salariés, son développement en effet ne va pas tarder à s’accélérer. La société cotée MGI Digital Technology (machines d'impression numérique) et le fabricant de cartes électroniques ISRA Cards sont entrés au capital et le programme européen EIC accelerator vient de gratifier l’entreprise d’une enveloppe d’1,6 million d’euros.

Au printemps prochain, Dracula Technologies compte ainsi passer à la phase d’industrialisation avec l’inauguration d’une usine de production. Une usine, là aussi pas tout à fait comme les autres, puisque ces modules sont produits grâce à une technologie d’impression spécifique.

Le principe se résume à l’impression de cellules photoélectriques sur des supports flexibles. L’impression à jet d’encre de quatre couches conductrices.

"Il ne faut qu’1 gramme de matière pour faire 1 mètre carré de panneaux et l’énergie pour le produire reste très faible" assure Brice Cruchon.

L'entreprise drômoise compte une trentaine de salariés
L'entreprise drômoise compte une trentaine de salariés
- Dracula Tech

À titre de comparaison, un module de 40 centimètres carrés exposé à un éclairage de 1 000 lux peut produire jusqu’à 600 microwatts. Mais la plupart des objets connectés n’ont pas besoin d’autant, les panneaux peuvent être de plus petite dimension, de 4 à 6 centimètres carrés en moyenne. "À l’abri de l’humidité, ils peuvent durer au moins dix ans" surenchérit le chef d’entreprise.

Dopée par une directive européenne contraignant les constructeurs à rendre leurs appareils connectés plus frugaux en énergie, l’entreprise drômoise se dit prête à produire dès le prochain semestre 4 à 5 millions de modules par an.

Affichant en 2021 un chiffre d’affaires d’un million d’euros, Brice Cruchon s’attend à le voir tripler dès cette année. Une perspective indispensable pour pousser l’innovation estime-t-il. D’ici quelques années, Dracula technologies espère bien trouver une solution pour non seulement produire l’énergie renouvelable mais aussi pouvoir la stocker.

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Test Cafetière à percolateur Sage Barista Express Impress : un monstre de technologies plein d'astuces - Les Numériques

Note de la rédaction: 3 sur 5

Facilité d'emploi

Dernière sortie des ateliers de Sage, la cafetière à percolateur Barista Express Impress bénéficie de la qualité de construction propre au fabricant australien. Entièrement carénée d'inox brossé (qui attrape malheureusement très vite les traces de doigts), elle fait très forte impression en sortie du carton et on n'hésite pas une seconde à l'exposer sur un plan de travail. On évitera d'ailleurs de lui dédier une étagère, même solidement fixée au mur, puisque l'engin atteint un poids de 11,7 kg, réservoir à vide.

Barista Express Impress

Un beau brin de machine !

Il y a bien sûr quelques parties en plastique comme le bac à grains (qui peut contenir 250 g de café), le bac récolte-gouttes (très peu visible au final), ou encore le cache sous l'orifice de distribution du café moulu et qui dissimule le système de tassage.

Le réservoir d'eau atteint un volume de 2 l assez confortable, car il n'est pas nécessaire de le remplir à tout bout de champ après avoir fait couler seulement deux ou trois boissons. Comme souvent sur les cafetières à percolateur, il se situe à l'arrière de l'appareil ; il peut donc être pénible de l'extraire de son logement — et de l'y replacer — quand les meubles hauts de cuisine sont placés assez bas.

Le bac à grains peut lui aussi se montrer délicat à réapprovisionner. En effet, son ouverture culmine à 41 cm et, dans le pire des cas (meubles hauts placés à 46 cm du plan de travail), il ne reste donc qu'une hauteur de 5 cm pour le remplir. Néanmoins, difficile d'en tenir rigueur à la Barista Express Impress puisque l'ensemble des cafetières à percolateur adoptent une architecture très similaire. Précisons que le couvercle du bac est pourvu d'un joint en caoutchouc pour préserver les grains de café des méfaits de l'humidité ambiante, un petit plus présent sur de nombreuses cafetières de notre comparatif.

Barista Express Impress

Tout ceci n'est pas si compliqué que ça en a l'air.

Le panneau de commandes de la Barista Express Impress peut impressionner avec toutes ses molettes, ses boutons physiques et le fameux manomètre au centre. Pourtant, avec un peu d'habitude, on s'y retrouve très vite, même si on a tendance à aller de gauche à droite et de droite à gauche pour affiner tous les réglages. Ainsi commence-t-on par paramétrer la finesse de la mouture avec la molette sise sur le côté gauche de la machine. Et si les 25 niveaux proposés ne suffisaient pas, on peut aussi ajuster la meule directement.

Après cette étape, on enchaîne en indiquant à la Barista Express Impress quel type de filtre (simple ou double) est inséré dans le porte-filtre, ce qui va influer sur la quantité de café moulu par l'appareil. Cette dernière peut être modifiée manuellement par l'utilisateur en jouant avec la molette idoine ou laissée à l'appréciation de la cafetière en pressant ladite molette. Dans ce dernier cas, il faudra une ou deux préparations à la cafetière pour bien ajuster la dose.

Barista Express Impress

Une pression sur la molette permet de passer du mode auto au mode manuel, et inversement.

Vient (enfin !) le moment de tasser la poudre en appuyant sur le bras. Même si cela reste très subjectif, l'utilisation de cet appendice avec la Delonghi Specialista a un petit quelque chose de plus satisfaisant. Ici, une pression du doigt suffit, ce qui a moins d'impact. Précisons qu'un indicateur électronique sous forme de diode indique si les réglages de quantités sont corrects. Si ce n'est pas le cas, on peut relancer le moulin ou enlever le surplus de poudre avec un accessoire fourni par Sage. Et pour finir, il ne reste plus qu'à choisir si une ou deux tasses seront préparées. Ô joie, le café peut enfin couler !

Barista Express Impress

Le bras de tamping assisté et la molette de réglage de finesse de la mouture.

La préparation d'un café demande donc un peu d'investissement, mais on se surprend assez vite à jouer le jeu et à tester les différentes possibilités offertes pour voir l'aiguille du manomètre se stabiliser dans la zone parfaite lors de l'extraction ou, de façon plus “pro”, de se satisfaire d'un écoulement du nectar en “queue-de-rat” et sans à-coups.

Il reste néanmoins une dernière étape pour les amateurs de boissons lactées : faire chauffer et mousser le lait grâce à la buse vapeur qui distribue également de l'eau chaude. Bon point, elle se révèle particulièrement mobile, ce qui simplifie considérablement la tâche.

Attention, la molette qui enclenche la distribution de vapeur (en la tournant vers soi) débute aussi celle d'eau chaude (en la tournant en sens inverse). De plus, les buses de distribution ne sont pas les mêmes puisque l'eau chaude ne sort pas de la lance, mais d'un tuyau fixe, placé tout à droite sous le panneau de commandes. Il vaut mieux le savoir !

Barista Express Impress

La vapeur et l'eau chaude ne sortent pas du même orifice.

On le voit, la Barista Express Impress propose de multiples paramétrages en accès direct. Il en manque pourtant deux importants selon nous, à savoir la quantité de boisson délivrée et la température du breuvage. On peut régler ceux-ci, mais en utilisant des combinaisons de boutons et des appuis longs et brefs bien peu instinctifs. Il faudra donc potasser la notice d'utilisation pour être sûr des manipulations à effectuer. Dommage, on perd en aisance.

Barista Express Impress

La Barista Express Impress et ses multiples filtres.

Sage se montre très généreux en accessoires. Ce ne sont pas moins de quatre filtres qui sont inclus dans la boîte, dont certains prévus pour du café un peu moins frais ou déjà moulu. Attention, ils sont très difficiles à retirer du porte-filtre, et il faut tirer avec force dessus. On trouve également un pot à lait en inox, le fameux outil de réparation de surdosage du café (pompeusement baptisé The Razor), ainsi que de multiples outils de nettoyage pour les filtres, la buse vapeur et les entrailles de la cafetière. Une clé Allen est même prévue pour démonter la douchette avant de changer le joint d'étanchéité. Et comme Sage a tout prévu, un petit tiroir accroché au bac récolte-gouttes permet de ranger ces outils d'entretien.

Note de la rédaction: 5 sur 5

Entretien

Les cafetières avec percolateur sont en règle générale assez simples d'entretien et la Barista Express Impress n'y déroge pas. Le bac récolte-gouttes n'est pas difficile à vider, car il n'est pas très profond. Autre atout, un couvercle recouvre intégralement ce dernier, ce qui évite les projections d'eau sale. Enfin, l'eau s'écoule à travers un trou percé dans ce fameux couvercle. En un mot comme en cent, l'opération peut s'effectuer sans a priori, même si l'utilisateur porte une chemise blanche tout juste repassée.

Barista Express Impress

Le tiroir à accessoires se situe derrière le bac récolte-gouttes.

Les cafetières à percolateur ne sont pas des appareils qui demandent un entretien trop poussé, mais nous aurions aimé que celle-ci rince la douchette (qui distribue l'eau lors de l'extraction) à l'allumage et à l'extinction, ce qui n'est pas le cas. Or, il peut arriver que des grains de café moulu et humide y restent collés. Il faudra donc procéder manuellement à cette opération ou donner un petit coup de torchon.

Barista Express Impress

On accède facilement au tampon pour le nettoyer.

Précisons cependant que Sage donne accès à de nombreux organes de la Barista Express Impress, dont la meule (comme Delonghi sur ses Specialista), mais aussi l'outil de tamping. De plus, le carton contient de nombreux outils pour nettoyer la machine dans ses moindres recoins.

Barista Express Impress

La meule démontée.

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Saturday, September 17, 2022

Sécheresse: comment la technologie pourrait sauver les récoltes de demain - BFM Business

Ombrières, robots, capteurs... Pour économiser l'eau, des agriculteurs et des entrepreneurs français misent sur l'innovation. À l'avenir, leurs inventions pourraient permettre de limiter les dégâts des sécheresses.

Le

Plus que jamais, 2022 aura été l'année de l'eau. Ou plutôt, celle de son absence: au manque de pluie printanier s'est ajoutée une succession d'épisodes caniculaires durant l'été. Dans les campagnes, la sécheresse n'a pas laissé les champs indemnes. La production de maïs serait la plus faible depuis 1990, selon le ministère de l'Agriculture, tandis que les rendements en apparence stables du blé ou de l'orge cachent une grande disparité entre les régions et que les volumes s'annoncent moindres pour la pomme de terre. Certains éleveurs laitiers n'ayant plus assez d'herbe pour nourrir leurs vaches ont, eux, été contraints de réduire leurs cheptels.

De l'avis des scientifiques, ces conditions climatiques exceptionnelles seront banales dans les prochaines décennies, à l'aune du réchauffement climatique. Ce qui est une sécheresse historique aujourd'hui sera une saison normale d'ici 2050. "L'eau devient une ressource rare, ce qui demande d'apprendre à gérer la rareté", avance la géochimiste et géophysicienne Fabienne Trolard, directrice de recherche à l'Inrae*. Pour le monde agricole, la question de l'eau est cruciale. L'irrigation assure la production d'une partie des cultures. Sans eau, pas d'agriculture.

C'est après avoir perdu un quart de la production de son exploitation horticole familiale, lors de la sécheresse en 2016, que Julie Davico-Pahin et son père ont fondé Ombrea. "Nous avions beau arroser, ce n'était pas suffisant pour compenser l'évapotranspiration", c'est-à-dire l’évaporation de l’eau du sol et celle transpirée par les plantes, se rappelle-t-elle. La start-up, installée dans le technopôle de l'Arbois au sud-ouest d'Aix-en-Provence, lance alors ses ombrières, un système de volets pilotés par intelligence artificielle qui s'ouvrent et se ferment pour moduler l'ombrage au sol.

Agriculture de précision

Ces ombrières permettent d'ajuster l'humidité, la lumière ou la température; grâce à elles, l'entreprise provençale assure pouvoir réduire de près d'un tiers les besoins en eau des cultures couvertes, en particulier le maraîchage et la viticulture, en limitant l'évapotranspiration de la plante. L'objectif est "d'apporter un écosystème stable" quelles que soient les conditions météorologiques, afin de modérer les effets des aléas climatiques, explique Julie Davico-Pahin, aujourd'hui directrice générale d'Ombrea. En six ans d'existence, elle a déjà levé 17 millions d'euros auprès d'investisseurs.

Ombrea n'est pas seule à avoir misé sur la technologie pour compenser le manque d'eau. En matière d'irrigation, l'innovation est foisonnante. L'agritech française s'est emparée de la question hydrologique. Des ombrières aux capteurs intelligents, en passant par les stations météo connectées, les idées poussent un peu partout dans l'Hexagone. Leur credo: l'agriculture de précision. On s'appuie sur le numérique et la technologie pour arroser moins, et mieux. À l'image de ce que l'on fait pour les engrais ou les pesticides, on veut mettre la bonne dose d'eau au bon moment et au bon endroit pour limiter le gâchis et utiliser au mieux chaque goutte.

Des ombrières Ombrea.
Des ombrières Ombrea. © Ombrea

Des solutions expérimentées en viticulture. Si l'on irrigue peu aujourd'hui, l'arrosage pourrait s'avérer indispensable à l'avenir pour assurer la pérennité de certains vignobles - le stress hydrique déséquilibre le vin parce qu'il donne des raisins plus sucrés et plus acides. "Cela pose problème aux appellations: les attentes sont difficiles à satisfaire avec des épisodes climatiques extrêmes d'une année à l'autre", explique Louis Bouchet, de l'héraultais ITK. Il est chargé de développement pour Vintel, l'une des solutions développées par cette société, qui utilise la modélisation.

Ne pas remplacer l'agriculteur

Amalgamant le type de sol et de cépage, l'enherbement, la météo de la semaine suivante et précédente ou encore l'arrosage déjà effectué, l'application estime l'état hydrique de la parcelle en s'appuyant sur la modélisation, c'est-à-dire l'agrégation d'une multitude de données agricoles et météorologiques pour simuler ce qu'il devrait se passer dans les prochains jours. Partant de là, Vintel propose des recommandations d'irrigation précises aux viticulteurs pour assurer les rendements et limiter les pertes en cas de sécheresse. L'outil assure pouvoir réduire de 20% la quantité d'eau.

Mais ce type d'outil, assure-t-on chez ITK, n'a pas vocation à remplacer l'agriculteur qui garde la main sur l'arrosoir: c'est un OAD, un "outil d'aide à la décision". Plus concrètement, il ne décide pas à la place de l'exploitant agricole, mais il lui donne les clefs nécessaires pour prendre sa décision, en s'ajoutant à l'expérience et à la connaissance du terrain. "Sur les événements inédits, comme la sécheresse en 2022, il y a des conséquences qu'il ne peut pas forcément appréhender car les générations précédentes ne les ont pas connus", explique Serge Zaka, agroclimatologue chez ITK.

"La modélisation, c'est le GPS de l'agriculteur. Il faut aller du semis à la récolte: en cas d'événement inattendu, il peut changer de route, mais c'est à lui de choisir", reformule Serge Zaka.

Au nord de Strasbourg, à La Wantzenau, Fabien Metz cultive du blé, du maïs et de la moutarde sur les 120 hectares de son exploitation. L'agriculteur alsacien a recours depuis cinq ans à une station météo connectée Sencrop, qu'il avait initialement achetée pour s'aider à diminuer les traitements phytosanitaires. "Mais, à l'usage, nous avons observé des différences de pluviométrie entre l'est et l'ouest du village avec un collègue agriculteur" qui utilise le même outil, se remémore-t-il. Couplées à des capteurs dans les champs, ces stations météo informent à l'instant T sur la pluie, l'humidité ou la température de l'air.

Économies d'énergie

Sans pouvoir donner de chiffres précis, Fabien Metz assure avoir diminué sa consommation d'eau grâce à elle. "Ce que je vois par rapport à d'autres agriculteurs qui ne sont pas équipés, c'est que je démarre l'irrigation avec un décalage de cinq ou six jours. Cela représente une économie d'une semaine d'eau", note-t-il, alors que la sécheresse l'a contraint pour la première fois à arroser toutes ses cultures. Et moins d'eau - au-delà des questions environnementales - ce sont aussi des économies d'énergie: les motopompes qui remontent l'eau des nappes phréatiques pour irriguer les exploitations tournent le plus souvent à l'essence ou à l'électricité.

Un système Sencrop.
Un système Sencrop. © Sencrop

En Seine-et-Marne, Guillaume Lefort fait le même constat. Il utilise, lui, une station météo Weenat, conjuguée à des sondes capacitives d'Aqualis qui mesurent l'humidité dans le sol. Pour l'agriculteur francilien, ce n'est pas au cœur de la sécheresse que des tels outils trouvent leur utilité. "Cet été, c'était tellement sec que le tensiomètre était constamment dans le rouge", souligne-t-il. Mais ils permettent d'ajuster correctement l'irrigation lorsque les orages s'annoncent. "Quand on sait qu'il va pleuvoir 15 millimètres dans quelques jours, pas besoin de mettre 30 millimètres d'eau, la moitié suffit", précise-t-il.

"Un binage vaut deux arrosages"

Retour en Provence, sur le plateau de Valensole, où Denis Vernet cultive des céréales et du lavandin. Sur les terres de l'exploitation familiale de Montagnac-Montpezat, qu'il a repris avec son cousin, s'égrènent trois stations météo et une douzaine de capteurs, dont certains dans le sol. "Quand on a goûté à ces innovations, on a du mal à s'imaginer travailler autrement, on a l'impression d'y aller à l'aveugle", lance-t-il. Une tradition familiale: la ferme s'était déjà équipée, trente ans plus tôt, d'un tensiomètre, même s'il fallait alors traverser le champ pour le lire manuellement. "On a toujours accueilli ces outils", confirme-t-il.

Outre les céréales, il irrigue aussi son lavandin de deux à trois fois dans l'année, pour limiter la mortalité des arbrisseaux. Or un lavandin est planté pour plusieurs années. Il peut produire des fleurs pendant une décennie. S'il meurt, c'est donc une perte sèche. Sur son exploitation, comme sur celles d'autres agriculteurs des environs, la société du Canal de Provence teste les outils qu'elle développe. L'une des dernières innovations en matière d'irrigation: un capteur pour le lavandin mesurant le diamètre de la tige et estimant l'état hydrique de la plante en conséquence. Car ce n'est pas parce que le sol est humide que la plante est capable de pomper l'eau.

"Je crois beaucoup à l'innovation, mais il faut garder les pieds dans la terre. On ne pourra pas gérer sa ferme avec un ordinateur depuis son canapé", assure Denis Vernet.

Au-delà des capteurs, on commence aussi à voir des robots traîner dans les champs. Ils sont encore peu nombreux, mais ils peuvent aussi jouer un rôle dans l'irrigation. L'adage est connu: "un binage vaut deux arrosages", reprend Gaëtan Severac, cofondateur de Naïo Technologies, qui a développé plusieurs robots agricoles, dont une machine spécialisée dans le binage. Une autre start-up, Osiris, s'apprête à tester son prototype de robot entièrement dédié à l'irrigation: l'entreprise nordiste veut déposer l'eau directement sous le feuillage, comme le goutte-à-goutte, tout en se déplaçant de parcelle en parcelle.

Des produits "biostimulants", des intrants qui agissent sur les processus des végétaux, sont aussi déployés dans certains champs. C'est l'idée d'Elicit Plant: envoyer un message à la plante avant qu'une sécheresse ne survienne pour qu'elle ferme ses stomates, les orifices par lesquels elle respire. La plante utiliserait moins les réserves d'eau dans le sol, promet l'entreprise, en cas d'application de son biostimulant. "Elle boit son verre d'eau moins rapidement", simplifie Aymeric Molin, l'un des trois fondateurs de la société, qui a développé ses produits pour le maïs et le soja dans ses deux laboratoires en Charente.

Retour sur investissement

Toujours est-il qu'il y a un prix. Il faut compter quelques centaines d'euros pour un capteur, un peu plus pour une station météo et plusieurs dizaines de milliers d'euros pour un robot. Pour les agriculteurs, les économies promises ne doivent pas être englouties par le surcoût de l'innovation. Ces limites financières, dans les premiers temps d'Ombrea, ont freiné son développement. Pour contourner cet obstacle, l'entreprise a décidé de ne pas faire payer ses ombrières. Elle installe des panneaux solaires dessus et se rembourse avec l'énergie produite, revendue à des partenaires énergéticiens.

"Les agriculteurs sont des entrepreneurs. Ils réfléchissent avec un retour sur investissement", corrobore Martin Ducroquet, cofondateur de Sencrop. Contrairement à l'image d'Epinal que l'on garde parfois en tête, l'agriculture a toujours été très entrepreneuse, ne serait-ce qu'en se souvenant de la révolution de la mécanisation au sortir de la deuxième guerre mondiale. Mais les cycles sont longs et les changements sont moins perceptibles qu'ailleurs: en agriculture, pour expérimenter une nouvelle manière de faire, il faut attendre la saison suivante à chaque essai.

"Je n'ai pas beaucoup de certitudes, mais je sais qu'au moment de ma retraite le métier n'aura pas grand-chose à voir avec le métier tel qu'il était quand j'ai commencé", estime Guillaume Lefort.

Les nouvelles générations, déjà, semblent acquises à ces outils. "On a dépassé la catégorie des agriculteurs 'purs technos' qui prennent des risques. On voit l'évolution des mentalités", témoigne Jérôme Le Roy, fondateur de Weenat et également président de la Ferme Digitale, association qui regroupe les entreprises de l'agritech française. Pour en démocratiser l'usage et baisser le tarif d'entrée, certaines coopératives et chambres d'agriculture, comme celle d'Île-de-France, ont installé leurs propres réseaux de stations et de capteurs, mis à disposition des fermes du territoire.

Sélection génomique

Si les idées des start-up prennent la lumière, le matériel classique se renouvelle aussi rapidement. Enrouleur, goutte-à-goutte, rampe… On oublie parfois que l'innovation est tout aussi foisonnante pour ces outils plus traditionnels. L'irrigation à dose variable ("VRI"), pour ne citer qu'elle, utilise une cartographie de la parcelle pour adapter zone par zone l'eau libérée par un pivot. "Il n'y a pas qu'une seule solution, il faut jouer sur tous les tableaux", considère Sophie Gendre, ingénieure spécialisée en recherche et développement sur l'irrigation à l'institut Arvalis. De surcroît, "l'agronomie va rester centrale", poursuit-elle, évoquant le travail des sols ou la recherche génétique.

Un système d'irrigation à enrouleur dans un champ de maïs du Loiret en août 2020.
Un système d'irrigation à enrouleur dans un champ de maïs du Loiret en août 2020. © ERIC PIERMONT / AFP

Plus discrètement, cette dernière avance à grands pas. La sélection génomique, propulsée par la technologie Crispr qui a valu un prix Nobel à la chercheuse française Emmanuelle Charpentier, amorce probablement l'une des plus importantes révolutions agricoles. Il est désormais possible d'éditer précisément le génome d'une espèce végétale. "Si vous l'appliquez à la sécheresse, vous pouvez faire en sorte que la plante perde moins d'eau par les stomates ou que ses racines poussent plus en profondeur. On peut jouer sur des milliers de petits paramètres", illustre Christian Huygue, directeur scientifique à l'Inrae.

À Paris, Meiogenix (spin-off de l'institut Curie) planche sur le sujet. Par la sélection génomique, elle veut appliquer aux espèces cultivées la résistance au manque d'eau des espèces sauvages. "Cela prendrait vingt ans par des croisements ordinaires, nous pouvons le faire en cinq ans. Les plantes ont les solutions à tous les problèmes, il faut les aider à les utiliser", avance Luc Mathis, patron de l'entreprise parisienne, qui a aussi posé le pied outre-Atlantique. Mais, en attendant le feu vert de Bruxelles, on reste encore au stade de la recherche en Europe, contrairement aux Etats-Unis.

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV

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Friday, September 16, 2022

Si vous travaillez dans les nouvelles technologies, vous devez absolument avoir vu ce film | Slate.fr - Slate.fr

Temps de lecture : 4 min

Datant de 1985, «Profession: génie» montre qu'il ne peut y avoir de sciences sans réflexion philosophique et éthique.

Val Kilmer dans Profession: génie (1985). | Capture d'écran Movieclips via YouTube
Val Kilmer dans Profession: génie (1985). | Capture d'écran Movieclips via YouTube

En tant que rédactrice en chef de la rubrique Future Tense, j'impose quelques règles à mes journalistes. La plus cruciale est la suivante: interdiction de commencer un papier par un scénario effrayant ou utopique et d'écrire «On dirait de la science-fiction, mais en réalité...»

J'exige également une raison extrêmement solide pour invoquer certaines des plus grandes œuvres de science-fiction –1984, Le meilleur des mondes, Bienvenue à Gattaca, Minority Report, Terminator. C'est aussi valable pour les termes les plus populaires dérivés de ces œuvres: Skynet, précognition, orwellien, Big Brother. Et merci d'éviter également toute référence à la philosophie de la Silicon Valley «move fast and break things» [fonce, quitte à tout casser, ndt].

Ça a probablement l'air injuste, mais quand je ne fais pas ça, tous les articles se mettent à se ressembler et à prendre un air dystopique (ça aussi c'est un mot que j'essaie d'utiliser avec parcimonie, jamais quand ça veut juste dire «un peu sinistre ou dérangeant»).

Il est essentiel de rappeler les conséquences involontaires –ou délibérément nuisibles– des nouvelles technologies, mais si vous collez des robots tueurs doués de sens dans chaque article sur la moindre prouesse robotique marginale accompagnée d'une vidéo sympa, soit les lecteurs vont finir par croire que tous les robots sont synonymes de mort de l'humanité, soit, et c'est encore pire, très vite les véritables alertes ne leur feront plus ni chaud ni froid.

Incontournable

Il y a en revanche un film que j'aimerais voir passer plus souvent, et c'est Profession: génie (Real Genius), la comédie de 1985 avec Val Kilmer. C'est un de mes films préférés depuis que je suis toute petite, bien longtemps avant d'avoir imaginé que je pourrais moi-même faire carrière dans un secteur lié aux nouvelles technologies. Aujourd'hui, à mes yeux, c'est un incontournable pour quiconque vit des technologies de pointe, que ce soit dans un laboratoire ou dans la haute fonction publique.

Profession: génie se déroule à Pacific Tech, une version fictive de l'université de Caltech, et raconte l'histoire d'étudiants géniaux qui vivent, étudient et font des blagues ensemble tout en mettant au point des nouvelles technologies qui vont changer la face du monde. Quand j'étais gamine, le côté dingo me plaisait énormément. J'avais envie d'imaginer la fac comme un lieu grouillant de prodiges qui utilisaient leur cerveau pour recouvrir un dortoir de glace et organiser des concours de sosies de Marie Curie (je pense que j'aurais eu ma chance, surtout si le seul autre concurrent avait fini par être disqualifié). Je le regardais en boucle.

Il m'a fallu plusieurs visionnages et plusieurs années avant de commencer à absorber le véritable message de ce film. Kilmer, qui joue un étudiant appelé Chris Knight, partage sa chambre avec un petit génie de 15 ans, Mitch. Mitch n'a qu'une idée en tête: découvrir toujours plus de choses sur les lasers pour en fabriquer, mais Chris, qui estime avoir perdu trop de temps à étudier à la fac, consacre toute son énergie à apprendre à cette version plus jeune de lui-même à se faire des amis, à rencontrer des filles (plutôt rares à Pacific Tech, cela dit) et à se détendre.

Pour le mettre en garde, Chris lui montre un type qui vit dans les conduits d'aération souterrains, qui avait commencé la fac encore plus jeune que Mitch, mais qui avait craqué en apprenant que la technologie sur laquelle il travaillait était utilisée pour tuer des gens.

Cinq mégawatts

Pendant ce temps, le méchant professeur Jerry Hathaway travaille avec le gouvernement pour créer un laser super secret qui servira à commettre des assassinats depuis l'espace. Mais il ne peut y parvenir sans Chris et Mitch. «Les lasers sont une science encore jeune», dit Chris à un moment –ceci dit, Hathaway aurait pu engager davantage de gens pour travailler dans son laboratoire s'il ne piquait pas dans la caisse.

Bien sûr, ce film est aussi une capsule temporelle.

Au final, Profession: génie est un film sur l'innovation responsable –sur le fait qu'il ne peut y avoir de science sans philosophie, comme le dit Chris. Fabriquer un laser qui atteint 5 mégawatts n'est pas juste un casse-tête scientifique; ses créateurs doivent réfléchir à la manière dont leurs inventions seront utilisées et aux intentions de la personne qui a voulu les créer au départ (en janvier 2021, David Rothkpof disait sur Twitter: «Le laser le plus puissant du monde aujourd'hui est un appareil à 10 pétawatts. C'est 10 millions de milliards de watts.»)

Une autre époque

Bien sûr, ce film est aussi une capsule temporelle. Il n'y a qu'une étudiante à Pacific Tech; les autres personnages féminins sont une groupie de génies, des étudiantes esthéticiennes qui se font draguer par les génies et une administratrice de la fac. En 2015, pour le trentième anniversaire du film, Phyllis Rostykus a écrit un article pour Future Tense sur le fait d'avoir été une des étudiantes de Caltech –à une époque où il y avait une jeune femme pour sept jeunes hommes– qui ont inspiré le personnage de Jordan. «À Caltech et après, j'étais un des gars –et c'était peut-être une tactique de survie», écrit-elle.

Mais malgré tous ses défauts, Real Genius est également un prisme utile par lequel nous pouvons réfléchir à l'innovation, au progrès et à la part de la prise de décision humaine dans le cadre de la science. Si vous voulez créer de façon responsable, regardez-le au minimum une fois par an. C'est un impératif moral.

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Avec ses solutions d'analyse de données, Mabrian Technologies arrive en France - Travel On Move

@Jason Briscoe

Spécialisée dans l’analyse et l’anticipation des tendances du tourisme, la société espagnole Mabrian Technologies ambitionne de se développer en Europe et notamment en France.

Quels vols recherchent les internautes ? A quelle période les réservations sont-elles les plus importantes ? Comment se déplacent les voyageurs dans une destination ? Sont-ils satisfaits de leur voyage ? Mabrian Technologies observe et analyse le comportement des visiteurs pendant tout le cycle du voyage. Grâce à ces données, la société peut ensuite en tirer des tendances et des recommandations.

« Beaucoup de sociétés du tourisme réalisent qu’elles n’ont pas la structure ni la culture pour tirer profit de toutes ces informations. C’est un vrai challenge technologique. Il y a un vrai manque de storytellers, d’entités capables de tirer du sens de ces données », observe Carlos Cendra, Directeur des Ventes et du Marketing de Mabrian Technologies.

L’entreprise travaille depuis 7 ans à « donner une image claire de ce qui se passe dans une destination ». Parmi ses clients figurent des acteurs publics (institutionnels, agences d’attractivité) mais aussi des hôtels et des fonds d’investissement. Désormais, elle veut se développer dans les pays méditerranéens, dont la France, et le Portugal. Elle compte pour cela sur sa connaissance du secteur et sur sa technologie facile à implanter, notamment par le biais d’API.

La technologie au service du tourisme durable

L’un des sujets importants pour Mabrian Technologies est d’utiliser les données afin d’aider les acteurs du secteur à se tourner vers plus de durabilité. L’entreprise analyse les données provenant de sources mondiales pour mesurer l’impact et la durabilité du tourisme au sein de toutes les destinations à travers quatre prismes : l’économie, le social, l’environnement et les changements structurels.

« Il est difficile de mesurer la durabilité dans son entièreté, mais nous pouvons donner des pistes de réflexion et d’action aux acteurs du tourisme », conclut Carlos Cendra.

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Thursday, September 15, 2022

L'OTAN intensifie sa coopération avec le secteur privé dans le domaine des technologies émergentes - NATO

Ce mercredi (14 septembre 2022), des chefs d’entreprises du secteur technologique ont participé à une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord consacrée à l’innovation et aux technologies émergentes et de rupture. Les Alliés se sont ainsi entretenus avec Brad Smith, président de Microsoft, Oliver Lewis, cofondateur de Rebellion Defence, et Stefan Brieschenk, cofondateur de Rocket Factory. L’OTAN coopère avec le secteur privé afin que l’Alliance puisse conserver son avance technologique.

L’OTAN se concentre de plus en plus sur les nouvelles technologies, notamment au travers de l’Accélérateur d'innovation de défense pour l'Atlantique Nord (DIANA) et du fonds multinational OTAN pour l'innovation, qui investira 1 milliard d’euros dans des jeunes pousses et dans d’autres fonds de capital-risque.  Le nouveau concept stratégique de l’OTAN prévoit que les Alliés s’emploieront à adopter de nouvelles technologies, à les mettre en œuvre, à coopérer avec le secteur privé, à protéger les écosystèmes d’innovation ainsi qu’à travailler à l’élaboration de normes, et qu’ils se conformeront à des principes d’utilisation responsable reflétant les valeurs démocratiques qui sont les leurs de même que les droits de la personne.

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Saint-Brieuc. À la Foire-expo, des nouvelles technologies bluffantes à découvrir - Maville.com

La Foire-expo de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), qui se tient jusqu’au lundi 19 septembre 2022, cherche à se réinventer et ambitionne de rajeunir son public. Voici des animations qui pourraient bien permettre de faire un pas en ce sens.

Dans le hall 3, pendant toute la durée de la foire, un espace ...

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À Lannion, Lumibird poursuit sa course en tête des technologies laser - Le Télégramme

À Lannion, Lumibird est un fleuron industriel et technologique . Fondée en 2018, dans la foulée du regroupement de Keopsys et Quantel, l’en...